Comme la mort, la guerre est un phénomène biologique.
Romancier, 1911-1985Comme la mort, la guerre est un phénomène biologique.
Romancier, 1911-1985Partager sur
Source secondaire
La Faim du tigre (1966), p. 133
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La guerre est un fruit de la dépravation des hommes ; c’est une maladie convulsive et violente du corps politique ; il n’est en santé, c’est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu’il jouit de la paix.
L’art de la guerre est, comme celui de la médecine, meurtrier et conjectural.
Le vrai sens de de la guerre est la mort, c’est son matériau, sa forme et son contenu, son unique spécialité, son produit final, sa marque de fabrique.
La guerre est une chose redoutable.
L’acte essentiel de la guerre est la destruction, pas nécessairement de vies humaines, mais des produits du travail humain.
La guerre, ce n’est pas l’acceptation du risque. Ce n’est pas l’acceptation du combat. C’est à certaines heures, pour le combattant, l’acceptation pure et simple de la mort.
L’existence est une guerre menée contre le temps qui sourit devant notre agonie pour conquérir les contrées de la mort.
La guerre est un mal qui déshonore le genre humain.
N’est ce pas dans le langage même que les plus violentes, les plus sanglantes batailles se livrent, entre les forces de Vie et de Mort ?
La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.

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