La peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
Écrivain, 1894-1961La peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
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Louis Ferdinand Céline - Voyage Au Bout De La Nuit (FR)
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La crainte de la guerre est encore pire que la guerre elle-même.
C’est [la peur] qui pousse les peuples à la révolution, au fanatisme, au terrorisme, et les dirigeants au totalitarisme et à la guerre.
La guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
Attendez la fin de cette guerre, car l’on ne sait quels affaires pourraient survenir, et guerre faite sans bonne provision d’argent n’a qu’un soupirail de vigueur. Les nerfs des batailles sont les pécunes.
La peur de l’ennemi détruit jusqu’à la rancune à son égard.
La grande illusion, c’est la guerre. La grande désillusion, c’est la paix.
L’idée de patrie est liée à l’idée de guerre. Etant donné ce qu’est devenue la guerre dans le monde actuel, elle fait de la Patrie la force la plus immédiatement dangereuse qui circule au milieu de nous.
On parle de la guerre. Nous nous rendons compte qu’on nous a encore une fois bourré le crâne.
Plus la guerre est joyeuse quand on vole vers la victoire, plus triste est le silence qui retombe ensuite sur les ruines.
Je me souviens quand j’ai été abattu dans cette guerre. Je me souviens à quel point j’étais terrifié. Et cela m’a fait me sentir proche de ma famille, de Dieu et de la vie, et j’ai eu peur.

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