Biographie courte et informations sur Tristan Bernard
Tristan Bernard(1866-1947), de son vrai nom Paul Bernard, est un écrivain français né à Besançon. Passionné de cyclisme, il a dirigé un vélodrome avant de s'installer à Paris. Auteur de pièces de théâtre et de romans policiers, ses écrits alliaient humour et réflexion avec talent. Journaliste à ses heures, il a connu l'épreuve durant la guerre avec son internement en 1943, dont il fut libéré grâce à des amis.
- Rien n’émancipe un homme autant que le jeu. Comme, dès que l’on a un peu joué, on se sent moins esclave de l’argent !
- Il y a des gens qui fuient la jalousie par paresse, d’autres qui l’écartent par orgueil.
- L’Allemand n’arrive pas à comprendre ce que Napoléon plus intelligent pourtant, saisissait à peine : à savoir que la victoire, très amusante pour le vainqueur, l’est infiniment moins pour le vaincu.
- C’est un excellent entraînement intellectuel que d’avoir en soi-même une confiance exagérée.
- Tout le monde peut s’intituler critique, et d’autant plus facilement que l’on n’y connaît rien.
- C’est Dieu qui a créé le monde, mais c’est le diable qui le fait vivre.
- Un journal coupé en morceaux n’intéresse aucune femme, alors qu’une femme coupée en morceaux intéresse tous les journaux.
- C’était en somme une jolie intelligence de femme. Elle n’inventait rien, mais elle comprenait tout.
- Les femmes sont extraordinaires. Elles savent se servir de leur moindre atout : l’une, c’est sa démarche, l’autre, son décolleté, une troisième, ses jambes... Il y en a même qui se servent de leur intelligence !
- Le grand souci des hommes d’affaires français n’est pas de gagner de l’argent, mais d’empêcher les autres d’en gagner.
- La Meije a 3998 mètres. Il lui manque 2 mètres pour faire les 4000. C’est la poisse !
- Un jour on verra surgir à l’horizon des menaces de paix. Or, nous ne sommes pas prêts.
- Vous allez voir qu’un jour on va nous déclarer la paix et que nous ne serons pas prêts.
- Un véritable ami exerce un pouvoir de destruction instinctivement systématique sur tout ce qui n’est pas son amitié.
- Le mensonge et le silence arrangent bien des drames de famille.
- Dans la vie, on se tire souvent des situations compliquées en ne disant rien.
- L’amitié est une preuve de confiance.
- C’était une de ces âmes fières et délicates qui ne se résigne pas à la gratitude et préfère ne devoir que de l’argent.
- C’est très délicat, la garde d’un amant. C’est aussi compliqué que la garde et l’éducation d’un enfant.
- Il y a tellement de gens qui trouvent à travers le monde la seule femme qu’ils puissent aimer, que l’énorme fréquence de ces rencontres me rend sceptique, moi qui ai un certain respect du calcul des probabilités.
- Il existe un bon style de théâtre comme un bon style de roman, mais ils n’ont aucun rapport. La langue qui s’entend est toute différente du style qui se lit. La parole du dramaturge est secondée par l’expression du visage de l’acteur.
- On n’était pas encore parvenu à l’âge de fer, et il était probable qu’on n’y arriverait pas de si tôt, parce qu’avec les hommes la création n’allait pas aussi vite qu’avec le bon Dieu. S’il avait seulement repris son travail une autre semaine après son jour de repos, il aurait été parfaitement capable de donner à l’humanité, en quelques jours supplémentaires, la pierre polie, le fer, les allumettes, l’étain qui fournit le tain, l’imprimerie, le gramophone et la télévision. Mais peut-être avait-il pensé, dans sa sagesse, qu’il valait mieux laisser aux mortels un peu d’initiative.
- Toute définition du vrai courage doit comporter l’idée d’une énergie constante, sans défaillance. Le courage qui se manifeste par crise n’est souvent qu’une tapageuse maladie.
- Au théâtre les spectateurs veulent être surpris. Mais avec ce qu’ils attendent.
- Il vaut mieux trembler pour la santé des autres que pour sa santé à soi. D’abord ça fait moins mal.
- On a tort d’introduire des questions d’argent dans les relations avec les patrons d’hôtel.
- L’argent n’a pas d’odeur, mais a partir d’un million il commence a se faire sentir.
- Moralité - Deux pigeons s’aimaient d’amour tendre.
- Dans la vie tout a un terme, sauf le loyer qui en a quatre.
- Age : Ne reste pas longtemps ingrat.
- J’appartiens à ce peuple qu’on a souvent appelé élu... Elu ? Enfin, disons : en ballottage.
- Cambronne - on y songe avec peine - - Ne se fut pas montré bien français : - En criant aux Anglais le mot qui porte veine. - C’était fatalement assurer leur succès.