C’était une de ces âmes fières et délicates qui ne se résigne pas à la gratitude et préfère ne devoir que de l’argent.
Romancier, 1866-1947Source : Féerie bourgeoise
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
C’était une de ces âmes fières et délicates qui ne se résigne pas à la gratitude et préfère ne devoir que de l’argent.
Romancier, 1866-1947Source : Féerie bourgeoise
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Les gens à qui l’on doit son bonheur, ni les femmes qu’on aime et qui se donnent, on ne leur pardonne guère. C’est comme s’ils vous avaient prêté de l’argent.
L’argent encore, rien qu’un espoir d’argent, suffisait au bonheur de ces pauvres créatures.
C’était quelqu’un d’ouvert, d’heureux, d’épanoui et de confiant, qui croyait en la bienveillance divine, la sainteté du mariage, et la bonté innée de la nature humaine. Sa stupidité ne s’arrêtait pas là.
Ah ! la gloire ! Triste denrée ! Elle se paie cher et ne se garde pas ! Ne serait-elle point l’égoïsme des grands hommes, comme le bonheur est celui des sots ?
La vie réserve ses richesses aux âmes dignes d’elle.
C’est pas les sous qui font la richesse. C’est le contentement.
De tous les usages que le peuple peut faire du peu d’argent qu’il a, la générosité est le seul qui l’égale aux riches. Il le sait.
Les âmes ne sont pas vaincues par les armes, mais par l’amour et la générosité.
Mourir pour la gloire ou pour son pays est un noble dévoûment digne d’enflammer les grandes âmes ; mais les cœurs généreux mettent sous leurs pieds les caprices de la fortune, et c’est être vil que de se donner la mort pour si peu de chose.
La vieillesse chagrine incessamment amasse ;
Garde, non pas pour soi, les trésors qu’elle entasse,
Marche en tous ses desseins d’un pas lent et glacé.

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