C’est très délicat, la garde d’un amant. C’est aussi compliqué que la garde et l’éducation d’un enfant.
Romancier, 1866-1947C’est très délicat, la garde d’un amant. C’est aussi compliqué que la garde et l’éducation d’un enfant.
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Il faut tant d’élan en soi, tant de passion énergique pour conduire un enfant vers l’homme ou la femme qu’il promet.
Le long éloignement d’un enfant qu’on ne connaît pas encore affaiblit, anéantit enfin les sentiments paternels et maternels ; et jamais on n’aimera celui qu’on a mis en nourrice comme celui qu’on a nourri sous ses yeux.
O mon Dieu, comme il est difficile d’être le père d’une jeune fille.
La passion amoureuse et la sexualité sont des éléments trop fragiles pour fonder une relation durable. Il y faut autre chose. Ça peut être un projet commun, une passion partagée, des enfants, de l’amitié.
C’est le propre de la douleur de faire reparaître le côté enfant de l’homme.
Les parents ne découvrent que très tard – trop tard parfois, hélas ! – qu’il est difficile de se faire aimer par leurs enfants.
C’est dur, d’aimer, quand on a beaucoup à faire… Mais c’est plus difficile de se séparer, quand on a beaucoup à se dire.
L’instinct maternel s’infiltre partout dans la vie du couple, il endort progressivement l’érotisme pour le remplacer par une affection douce, une préoccupation maternante, des habitudes.
C’est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d’apprendre à dédaigner. Le dédain protège et écrase. C’est une cuirasse et une massue.
En tant que parent, vous essayez de garder un certain contrôle et vous avez donc ce bras de fer… Vous devez apprendre à vous laisser aller. Et ce n’est pas facile.

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