C’est le propre de la douleur de faire reparaître le côté enfant de l’homme.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons C’est le propre de la douleur de faire reparaître le côté enfant de l’homme.
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Source vérifiée
Les Misérables (1862), tome 4, livre 3, chapitre 8
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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C’est par la souffrance que l’on grandit le plus.
Nous sommes jusqu’au bout l’enfant de notre corps. Un enfant déconcerté.
Les parents, dans leurs déchirements, ce sont à la fois les entrailles et l’âme qui saignent.
Mon pauvre petit, chacun de nous ne connaît que sa propre douleur.
Phèdre :
Qu’est-ce donc qu’on appelle aimer chez les mortels ?
La Nourrice :
O mon enfant, c’est la plus grande douceur, c’est aussi la plus grande douleur.
Le soin apporté à l’enfant est un signal que les mères envoient au monde. L’enfant qui en est dépourvu, qui a la morve au nez, les cheveux mal coiffés, les habits sales ou négligés, porte sur lui les stigmates du manque d’amour.
La crédulité est la faiblesse de l’homme, mais la force de l’enfant.
Les enfants sont les symptômes des parents.
La pitié, plus que tout autre sentiment, est une émotion cultivée ; c’est un enfant qui en aura le moins. La pitié provient de la mémoire de l’homme, des dépôts successifs de l’expérience, de l’angoisse et de la douleur de la vie.
O mon Dieu, comme il est difficile d’être le père d’une jeune fille.

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