Le soin apporté à l’enfant est un signal que les mères envoient au monde. L’enfant qui en est dépourvu, qui a la morve au nez, les cheveux mal coiffés, les habits sales ou négligés, porte sur lui les stigmates du manque d’amour.
Image : Le soin apporté à l’enfant est...

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- Douloureuse la perte... Mais plus terrible le manque. L’absence. Non, pas l’absence, car l’absence est perte encore, a un contraire. Ce qui n’a jamais été : cette fenêtre condamnée dans le couloir de notre enfance.
- À parcourir l’histoire des attitudes maternelles, naît la conviction que l’instinct maternel est un mythe. Nous n’avons rencontré aucune conduite universelle et nécessaire de la mère. Au contraire, nous avons constaté l’extrême variabilité de ses sentiments, selon sa culture, ses ambitions ou ses frustrations.
- C’est au coeur d’une mère une idée importune, que de voir un enfant s’éloigner de ses bras.
- A côté de la beauté, l’esprit et le coeur font toujours l’effet de parents pauvres.
- Les enfants sont les symptômes des parents.
- Les mères ont les yeux du coeur; ce qu’elles ne voient pas, elles le sentent.
- Les enfants privés de l’amour maternel ne parviennent pas à entretenir la confiance minimale requise pour s’aimer eux-mêmes, pour croire que les autres vont les aimer ou, tout simplement pour aimer la vie.
- Si on devait dessiner l’intelligence, la plus fine fleur de la pensée, on prendrait le visage d’une jeune mère, n’importe laquelle. De même si on devait dire la part souffrante de tout amour, la part manquante, arrachée.
- Bébé : Créature difforme à l’âge, au sexe et à la condition indéterminés, hautement remarquable par la violence des sympathies et des antipathies qu’elle provoque chez les autres, sans exprimer elle-même de sentiment ni d’émotion.
- Un peu, beaucoup, passionnément. Une femme veut toujours son enfant. Mais elle en a peur quand l’amour rassurant n’est pas là. Cet amour qui pousse les poussettes, qui cueille des noisettes et s’inquiète à la première rougeole.
- Vous-imaginez-vous à quelle intensité de souffrance aveugle peut atteindre un petit enfant innocent chargé dès son plus jeune âge, du fardeau de la connaissance, car je crois que certains êtres naissent vieux, lucides et tristes.
- La main de la mère relevant avec nonchalance une mèche de cheveux sur le front de son enfant lègue à celui-ci une douceur qu’une vie entière n’épuisera pas.
- C’est le parent qui investit le plus son bébé qui devient le principal objet d’attachement - sans distinction de sexe - et ce rapport préférentiel n’en exclut pas d’autres.
- Les parents sont des distillateurs d’angoisse, mais ceux qui n’hériteraient d’aucune angoisse seraient bien démunis.
- On a beau dire, c’est angoissant un enfant qui ne ressemble pas à ses parents.