Les enfants privés de l’amour maternel ne parviennent pas à entretenir la confiance minimale requise pour s’aimer eux-mêmes, pour croire que les autres vont les aimer ou, tout simplement pour aimer la vie.
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- L’on confie son secret dans l’amitié; mais il échappe dans l’amour. L’on peut avoir la confiance de quelqu’un sans en avoir le coeur. Celui qui a le coeur n’a pas besoin de révélation ou de confiance; tout lui est ouvert.
- Un amour fervent du théâtre n’est pas suffisant à un acteur : il doit s’y ajouter un amour fervent de soi-même et de la confiance en soi.
- L’amour relève du grand art. En ce domaine, on ne peut apprendre que par soi-même. Il faut oser. Savoir se faire confiance, savoir choisir. Aimer, c’est sculpter sa propre statue, diraient les Anciens.
- C’est un excès de confiance dans les parents d’espérer tout de la bonne éducation de leurs enfants.
- Je crains que, faute d’éducation, les jeunes filles d’aujourd’hui ne sachent pas aimer. L’amour exige certaines préparations, une retenue, des réserves, une rêverie préalable, comme une religion qui a été tôt déposée dans le coeur.
- L’important est de s’aimer soi-même pour mieux aimer les autres. On a quelquefois mal jugé l’amour de soi sous prétexte que c’était de l’égoïsme. Mais non, l’amour de soi est naturel, essentiel, nécessaire !
- Il y avait une forme d’aliénation, qui fait que, je le crois, il faut un minimum de liberté pour aimer. Et ma mère, en définitive, n’a aimer qu’une personne au monde et c’est mon père.
- On peut aimer l’amour sans aimer personne; on peut aimer un être sans aimer l’amour. L’amour, parfois, est exigeant et tyrannique, conseiller de vengeance, d’injustice et de colère; d’autres savent aimer sans jalousie et sans haine.
- Ce qui construit l’estime de soi est d’abord l’amour inconditionnel des parents.
- Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits. Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelqu’un d’autre à aimer.
- Sans enfant, pas de bonheur féminin, mais élever des gamins dans des conditions décentes sera quasi impossible. Il faut, de toutes façons, que les femmes se sentent en échec.
- L’amour d’un enfant est un absolu. Il faut y répondre par l’absolu ou par rien du tout. Il n’y a pas de moyen terme.
- C’est une chose étrange de découvrir et de croire qu’on est aimé, quand on sait que personne ne peut aimer personne qu’un père, une mère ou un Dieu.
- Le soin apporté à l’enfant est un signal que les mères envoient au monde. L’enfant qui en est dépourvu, qui a la morve au nez, les cheveux mal coiffés, les habits sales ou négligés, porte sur lui les stigmates du manque d’amour.
- J’ai eu beaucoup de difficulté avec l’amour, car il est impossible d’expliquer philosophiquement pourquoi on aime et veut être aimé par telle personne précise à l’exclusion de toute autre.