Biographie courte et informations sur Virginie Despentes
Virginie Despentes est né le 13 juin 1969 à Nancy sous le nom Virginie Daget, avant de choisir son pseudonyme en référence à la Croix-Rousse, à Lyon. Le premier roman, Baise-moi, est écrit en 1994 et combine expériences personnelles et rébellion punk. Écrivaine et réalisatrice, elle traite de sexualité, de violence et de féminisme avec une franchise directe. La trilogie Vernon Subutex(2015-2017) rencontre un important succès. Elle intègre l’académie Goncourt avant de démissionner, incarnant une voix libre et provocante dans la littérature française.
- Beaucoup de gens disent qu’ils s’assagissent avec l’âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s’enlisent dans un sable mou et s’enfoncent en toute confiance. C’est ce qu’on appelle mûrir.
- Les choses ont la valeur qu’on leur donne, je ne trahis pas la mère de ma fille, ni la femme que j’ai épousée. C’est une bonne mère. Elle est droite, régulière, responsable. Je peux crever demain, la petite est entre de bonnes mains.
- Avoir du pouvoir, c’est garder le sourire quand on se fait casser les côtes par plus puissant que soi.
- C’est la métamorphose. Un matin on se lève et on comprend que dans le silence et la discrétion - on est devenu quelqu’un d’autre.
- Mieux vaut se faire arracher le coeur plutôt que trahir une promesse.
- Le viol est un programme politique précis : squelette du capitalisme, il est la représentation crue et directe de l’exercice du pouvoir.
- Seuls les tout petits chefs jouissent de leur pouvoir - au-dessus, on ne connaît que la peur de se faire poignardes dans le dos, la rage des trahisons et le poison des fausses promesses.
- Une fois partagée par un groupe, une folie, aussi furieuse soit-elle, peut devenir un mode de vie.
- Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n’y a pas de quoi, et on n’est pas là pour ça. Vos vies dans l’ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas.
- Chaque réveil était insupportable, juste après la première minute d’inconscience. Puis, c’était devenu rituel, elle se faisait la réflexion. Tiens, je vais bien ce matin et aussitôt ça lui revenait, pourquoi elle irait mal.
- Etre complexée, voilà qui est féminin. Effacée. Bien écouter. Ne pas trop briller intellectuellement. Juste assez cultivée pour comprendre ce qu’un bellâtre a à raconter.
- L’ancien mauvais garçon devenu grand bavard ressemble à un enfant qui moulinerait du sabre dans l’espoir de dissuader les mauvaises idées de l’approcher. Il en a lourd sur le coeur, et il parle comme on court.
- Sans enfant, pas de bonheur féminin, mais élever des gamins dans des conditions décentes sera quasi impossible. Il faut, de toutes façons, que les femmes se sentent en échec.
- Achète-toi tout ce que tu veux, ça ne remplira jamais le vide qui te dévore le coeur.
- Je veux plus de cette vie où jamais demain ne veut dire quelque chose.
- C’était une véritable religion, le silence, chez cet homme. On appelle ça de la pudeur mais cela relève plutôt de la constipation verbale.
- Il l’a inscrite au catéchisme. On ne peut pas demander aux enfants de ne croire que dans la spiritualité de Samsung.