L’ancien mauvais garçon devenu grand bavard ressemble à un enfant qui moulinerait du sabre dans l’espoir de dissuader les mauvaises idées de l’approcher. Il en a lourd sur le coeur, et il parle comme on court.
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- Le jeune garçon sent son coeur, plein d’espérance vierge et de désir, bondir dans sa poitrine; et déjà il s’apprête au travail de la vie ainsi qu’à la danse ou au jeu, lui, le mortel voué au malheur.
- La marquise Guy de Ruy - une vieille mécontente, aux yeux bleus, froids et affilés, mais moins froids que son coeur et moins affilés que son esprit.
- Aux grands-pères : vous avez eu à coeur d’inculquer les bonnes manières à votre progéniture, vous aurez le même enthousiasme à enseigner les mauvaises à la leur.
- Il était impossible de voir un vieillard plus jeune et plus vif, buvant sec et ne se grisant jamais, chantant et folâtrant avec la jeunesse sans jamais se rendre ridicule, parce qu’il avait l’esprist chaste et le coeur naïf.
- Il ramène ses idées en avant, comme ses cheveux, pour faire croire qu’il est jeune.
- Lever la main sur son père, disaient les vieilles gens. Lever la parole sur son père, dirons-nous, et simplement lever la pensée. Tout père sur qui son fils lève la main est coupable d’avoir fait un fils qui levât la main sur lui.
- Si nous saluons avec respect l’homme qui a versé son sang sur un champ de bataille, nous nous moquons de celui qui use lentement le feu de sa vie à dire les mêmes paroles à des enfants du même âge.
- Décidément, ce garçon ne connaissait pas la modération, il pouvait se montrer d’une intelligence confondante et, face au moindre désagrément physique, devenir aussi stupide qu’une bête de somme !
- Quel enfant n’a pas aimé trembler, la nuit sur les pentes herbeuses, à attendre le dahu, n’a pas chanté pour se donner du courage devant les monstres de l’imaginaire, vaincre la peur en marchant bravement vers les ombres ?
- Fils ! Fils ! écoute-moi. Je t’en supplie, ne réponds pas à mon brave coeur de mère, mais parle-moi, sans réfléchir à ce que tu dis. C’est la meilleure façon de penser correctement, en intellectuel et en bon fils.
- L’homme obtus manque d’esprit, le sot d’entendement.
- Mais, que suis-je ? - Un enfant braillant dans la nuit, - Un enfant braillant pour la lumière, - Et pour tout langage un cri.
- La bêtise et l’orgueil ont étroit parentage.
- Partout les enfants le suivaient, s’amusaient à le mettre en colère, à s’en épouvanter, à lui jeter des quolibets et des pierres. Il devint le souffre-douleur qu’il y a toujours dans un village.
- Nous en voyons qui n’auroient pas le coeur de commettre une voyelle avec une voyelle en parlant.