Biographie courte et informations sur Louis-Philippe de Ségur
Louis-Philippe de Ségur est né à Paris le 10 décembre 1753. Officier pendant la révolution américaine, il fut aussi diplomate et homme politique français. Il servit comme ambassadeur en Russie et participa à la vie politique sous la Révolution, le Consulat et l’Empire. Membre de l’Académie française, il écrivit des ouvrages historiques. Il mourut à Paris le 27 août 1830. Louis-Philippe de Ségur fut aussi propriétaire d’une plantation en Saint-Domingue avant la Révolution haïtienne.
- Un pouvoir engagé dans la route sanglante de l’injustice ressent la crainte qu’il inspire, éprouve la haine qu’il excite : c’est une pente funeste et glissante où l’on ne peut ni s’arrêter ni reculer.
- Les peuples, comme les hommes, conservent souvent leur vanité après avoir perdu leur fortune, leur puissance, leur courage et leur fierté.
- Chacun paraît soutenir des opinions, lorsqu’il ne songe le plus souvent qu’à défendre des intérêts : les opinions, mises en avant avec le plus de chaleur, ne sont pour la plupart du temps que les manifestes de la guerre des intérêts.
- Lorsqu’on veut animer la multitude, l’accumulation des griefs a plus de force que leur vraisemblance.
- L’opinion publique est un ressort faible en apparence, mais puissant en réalité, et d’autant plus redoutable que sa force ne peut jamais être calculée.
- La pire des tyrannies, est celle qui opprime la pensée.
- La vaillance et la fortune suffisent pour faire des conquêtes; mais la sagesse et la justice seules peuvent soumettre les peuples conquis.
- Un homme appelé pour réformer une nation doit posséder la justice qui inspire la confiance, le talent qui persuade, la science qui éclaire, et une douceur de caractère propre à concilier les intérêts et à calmer les passions.
- On devinerait presque toutes les énigmes de la politique, si l’on voulait d’abord bien étudier les bonnes ou mauvaises qualités de ceux qui la dirigent.
- Pour maintenir le respect du pouvoir absolu, il faut qu’il brille de l’éclat de la victoire; et la gloire militaire est ce qui fait le plus d’illusions sur la perte de la liberté.
- Dans l’enfance tout le monde se donne à nous; dans la jeunesse nous nous donnons aux autres; dans la vieillesse nous nous concentrons en nous-mêmes.
- La conscience est un juge placé dans l’intérieur de notre être il éclaire assez notre âme pour la mettre à portée de distinguer le bien du mal, la vertu du vice, et la vérité de l’erreur.
- A la guerre la fortune se range presque toujours du côté de ceux qui la méprisent.