Lorsqu’on veut animer la multitude, l’accumulation des griefs a plus de force que leur vraisemblance.
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- On vit alors combien lentement les âmes, une fois brisées, reprennent courage et force.
- A force de faire subir à leurs proches les conséquences de leur insouciance, les gens légers peuvent finir par devenir pesants.
- Le suicide, mais c’est la force de ceux qui n’en ont plus, c’est l’espoir de ceux qui ne croient plus, c’est le sublime courage des vaincus.
- Nous nous consolons souvent par faiblesse des maux dont la raison n’a pas la force de nous consoler.
- S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au coeur de l’indicible.
- Il n’est rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n’est pas aussi lourde que la douleur consentie avec un autre, pour un autre, à la place d’un autre, multiplié par l’imagination, prolongée dans des centaines d’échos.
- La tragédie échauffe l’âme, élève le coeur, peut et doit créer des héros.
- Rien ne nourrit mieux l’inspiration que l’amour. La souffrance peut la stimuler, rarement l’épanouir.
- Pleurer est plus doux qu’on ne le peut croire.
- Suicide. On ne voit rien du tombeau, des horreurs de la mort, mais on a le désir infini de se mêler à la tristesse attirante des choses.
- La vie me paraît trop courte pour que nous la passions à entretenir notre animosité ou à enregistrer nos griefs.
- Si la tristesse est si près de la fortune, pourquoi l’envie est-elle si loin de la pitié ?
- En amour, il existe plus de dépérissements que de morts subites.
- L’âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu’à la tristesse prolongée.