Lorsqu’on veut animer la multitude, l’accumulation des griefs a plus de force que leur vraisemblance.
Écrivain, 1753-1830Lorsqu’on veut animer la multitude, l’accumulation des griefs a plus de force que leur vraisemblance.
Écrivain, 1753-1830Partager sur
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Histoire des principaux événemens du règne de F. Guillaume II, roi de Prusse, et tableau politique de l'Europe, depuis 1786 jusqu'en 1796, ou l'an 4 de la république. Contenant un précis des révolutions de Brabant, de Hollande, de Pologne et de France
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Pleurer est plus doux qu’on ne le peut croire.
S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
Il n’est rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n’est pas aussi lourde que la douleur coressentie avec un autre, pour un autre, à la place d’un autre, multipliée par l’imagination, prolongée dans des centaines d’échos.
En amour, il existe plus de dépérissements que de morts subites.
L’âme résiste bien plus aisément aux vives douleurs qu’à la tristesse prolongée.
On s’attendrit par réminiscence ; on a honte de se sentir pleurer, et l’on n’en pleure que davantage.
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l’éprouvent.
Cette vie d’ici-bas est un voile que la souffrance et la maladie rendent plus épais à certaines âmes, qui ne se soulève que par moments pour les organisations les plus solides, et que la mort déchire pour tous.
Comme sa gamme est plus riche, le malheur nous attire plus que le bonheur.
La tragédie échauffe l’âme, élève le cœur, peut et doit créer des héros.

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