Nous nous consolons souvent par faiblesse des maux dont la raison n’a pas la force de nous consoler.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Nous nous consolons souvent par faiblesse des maux dont la raison n’a pas la force de nous consoler.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 325
Nous nous consolons souvent, par foiblesse, des maux dont la raison n’a pas la force de nous consoler.
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Il y a des problèmes aux confins du courage et du désespoir, que la raison ne peut affronter sans y risquer son existence.
Nous avons tous assez de force en nous pour supporter le malheur des autres, mais nous n’en avons peut-être pas autant pour supporter leur bonheur.
L’impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d’autrui.
Il y a des moments où le courage des uns naît de la faiblesse des autres.
La faiblesse est un défaut que nous a donné la nature, que nous ne pouvons détruire, contre lequel nous avons sans cesse à nous défendre, et dont aucun homme de bonne foi, et capable de quelque courage, ne se vantera jamais d’avoir toujours triomphé.
Les gens faibles ne sont pas inoffensifs. Leur faiblesse peut justement être leur force.
C’est souvent seulement par manque d’esprit créateur qu’on ne va pas assez loin dans la souffrance.
Nous avons toujours assez de force pour supporter nos propres maux.
Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
La compassion fait agir alors que la faiblesse rend craintif.

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