- La gloire, en politique, est le salaire de l’injustice.
- Nous traînons toute notre vie des chapelets de mauvais vers et de maximes creuses qui nous font buter à chaque pas.
- Les vrais problèmes sont d’abord amers à goûter; le plaisir viendra à ceux qui auront vaincu l’amertume.
- On peut défaire n’importe quel bonheur par la mauvaise volonté.
- L’art et la religion ne sont pas deux choses, mais plutôt l’envers et l’endroit d’une même étoffe.
- Ma grande objection à l’argent, c’est que l’argent est bête.
- Que les citoyens donnent plus volontiers leur vie que leur argent, voilà un paradoxe assez fort.
- Les travaux d’écolier sont des épreuves pour le caractère et non point pour l’intelligence. Que ce soit orthographe, version ou calcul, il s’agit d’apprendre à vouloir.
- La vie est toujours triste, si chacun attend le bonheur comme quelque chose qui lui est dû.
- Voir, c’est vouloir voir; vivre, c’est vouloir vivre : toute vie est un chant d’allégresse.
- La conscience suppose une séparation de moi d’avec moi.
- La religion condamne la religion. Ce n’est pas l’école qui est sans Dieu, c’est l’Église qui est sans Dieu.
- Toute religion parle par des temples, des statues, des emblèmes… L’art et la religion ne sont pas deux choses, mais plutôt l’envers et l’endroit d’une même étoffe.
- La mort est une maladie de l’imagination.
- Aimer, c’est trouver sa richesse hors de soi, je dis sa richesse intime, non sa parure.
- On a assez remarqué que la peur est plus grande de loin, et diminue quand on approche.
- C’est un devoir aussi envers les autres que d’être heureux.
- Une amitié qui ne peut pas résister aux actes condamnables de l’ami n’est pas une amitié.
- Nous nous donnons bien du mal pour fabriquer nos regrets et nos craintes.
- A trop chercher le bonheur ailleurs, on finit par oublier celui que l’on a devant soi...
- Tout plaisir est vil qui fleurit sur la mort.
- Il faut que la pensée voyage et contemple, si l’on veut que le corps soit bien.
- Comme la fraise a goût de fraise, la vie a goût de bonheur.
- Il faut prêcher sur la vie, non sur la mort; répandre l’espoir et non la crainte; et cultiver en commun la joie, vrai trésor humain. C’est le grand secret des sages et ce sera la lumière de demain.
- La vie est un travail qu’il faut faire debout.
- Le philosophe est le marchand de sommeil des élites.
- Le conteur, qui veut faire paraître des choses absentes, y réussit bien mieux par le frisson de la peur que par une suite raisonnable de causes et d’effets.
- Quand un homme a peur, la colère n’est pas loin. L’irritation suit l’excitation.
- Nul au monde n’a puissance sur le jugement intérieur; si l’on peut te forcer à dire en plein jour qu’il fait nuit, nulle puissance ne peut te forcer à le penser.
- Le bonheur n’est pas le fruit de la paix, le bonheur c’est la paix même.
- Tout pouvoir aime la guerre, la cherche, l’annonce et la prolonge, par un instinct sûr et par une prédilection qui lui rend toute sagesse odieuse.
- L’union fait la force. Oui. Mais la force de qui ?
- Le propre du travail, c’est d’être forcé.
- C’est la foi même qui est Dieu.
- Si la justice se présentait toujours sous l’apparence du courage, il y aurait plus de justice.
- Un charme est ce qui subjugue, plutôt que ce qui plaît.
- On n’aime guère un bonheur qui vous tombe; on veut l’avoir fait.
- Ce n’est pas un petit travail d’accorder sagesse et musique.
- Lorsque la sculpture bavarde, je m’en détourne. Lorsque la musique décrit, je m’en détourne... Je veux que chacun des arts parle le langage qui lui est propre, au lieu de bégayer dans une langue étrangère.
- Plus d’un homme instruit en est à ignorer que le seul moyen de changer d’idée est de changer d’action. Tous les passionnés exorcisent d’abord les pensées par des pensées, et bien vainement. L’ancien exorcisme, par le geste, était le plus sage.
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