Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
Philosophe, 1929-2007Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
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Avoir l’expérience du malheur ne suffit pas, car on est toujours malhabile avec les autres. Leur souffrance n’est jamais comparable à la nôtre.
On doit avoir pitié des uns et des autres ; mais on doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse, et, pour les autres, une pitié qui naît de mépris.
Rien ne lie tant les cœurs que la douceur de pleurer ensemble. Nous nous cherchions pour nous consoler, et ce besoin m’a souvent fait passer sur beaucoup de choses.
S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
On guérit comme on se console : on n’a pas dans le cœur de quoi toujours pleurer et toujours aimer.
La solidarité nait de la douleur et non de la joie. On se sent plus proche de quelqu’un qui a subi avec vous une épreuve pénible que de quelqu’un qui a partagé avec vous un moment heureux.
Nous nous consolons souvent par faiblesse des maux dont la raison n’a pas la force de nous consoler.
Quand une personne vous fait souffrir, c’est parce qu’elle souffre profondément à l’intérieur d’elle-même, et sa souffrance déborde. Elle n’a pas besoin de punition, elle a besoin d’aide. C’est le message qu’elle envoie.
Jamais nous ne goûtons de parfaite allégresse : Nos plus heureux succès sont mêlés de tristesse.
On s’attendrit par réminiscence ; on a honte de se sentir pleurer, et l’on n’en pleure que davantage.

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