On guérit comme on se console : on n’a pas dans le cœur de quoi toujours pleurer et toujours aimer.
Écrivain, 1645-1696 Image : Élisabeth Louise Vigée Le Brun / After Pierre Drevet / After Jean Dieu de Saint-Jean, Domaine public, Wikimedia Commons On guérit comme on se console : on n’a pas dans le cœur de quoi toujours pleurer et toujours aimer.
Écrivain, 1645-1696 Image : Élisabeth Louise Vigée Le Brun / After Pierre Drevet / After Jean Dieu de Saint-Jean, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
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Les Caractères (1688), Du Cœur
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Combien on a tort de croire à ses chagrins éternels ! Une âme aimante parvient toujours à guérir le cœur le plus meurtri.
On trouve un certain charme à répandre des pleurs :
En apaisant notre âme, ils calment nos douleurs.
On ne doit pas chercher à guérir le corps sans chercher à guérir l’âme.
Rien ne lie tant les cœurs que la douceur de pleurer ensemble. Nous nous cherchions pour nous consoler, et ce besoin m’a souvent fait passer sur beaucoup de choses.
À celui qui n’a jamais souffert, l’amour offre un beau baptême de la douleur.
Seul l’amour partagé, le grand amour, guérit la douleur, le désir, la rancœur et l’envie de vengeance qui sont restés emprisonnés à l’intérieur de nous après une grande déception.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
Venez nourrir mon cœur de vos regrets, venez l’abreuver de vos larmes, c’est la seule consolation que l’on puisse attendre.
On ne guérit d’une souffrance qu’à condition de l’éprouver pleinement.
Il faudrait guérir le manque d’amour par l’amour infini et par la magie des pardons et des sourires.

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