Après avoir souffert, il faut souffrir encore ; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
Écrivain, 1810-1857 Image : Charles Landelle, Domaine public, Wikimedia Commons Après avoir souffert, il faut souffrir encore ; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
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Poésies nouvelles (1850), La Nuit d’août
… Dépouille devant tous l’orgueil qui te dévore, Cœur gonflé d’amertume et qui t’es cru fermé. Aime, et tu renaîtras; fais-toi fleur, pour éclore;Après avoir souffert, il faut souffrir encore; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Aimer, c’est souffrir. Ne pas aimer, c’est ne pas vivre.
Qui commence à aimer, doit se préparer à souffrir.
Sous les chaînes, l’amour, en tous lieux, en tout temps, a tempéré la souffrance.
Oh ! La promesse de souffrance est, depuis toujours, le principal ferment de l’amour.
Aux heures où l’on se sent le plus misérable, il n’y a que la force de l’amour qui puisse sauver de tout.
Aimer, c’est donner à quelqu’un le droit – sinon le devoir – de nous faire souffrir.
Ce qui rend malheureux en amour, c’est moins de ne pas être aimé quand on aime, que d’être encore aimé quand on n’aime plus.
On a souvent décrit la souffrance de l’amour éconduit, jamais celle de l’amour partagé.
En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce.
Il faut avoir aimé dans la douleur pour savoir ce que c’est vraiment qu’aimer.

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