Ce qui rend malheureux en amour, c’est moins de ne pas être aimé quand on aime, que d’être encore aimé quand on n’aime plus.
Écrivain, 1802-1870Ce qui rend malheureux en amour, c’est moins de ne pas être aimé quand on aime, que d’être encore aimé quand on n’aime plus.
Écrivain, 1802-1870Partager sur
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Théâtre complet de Alex. Dumas
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Il y a seulement de la malchance à n’être pas aimé : il y a du malheur à ne point aimer.
Aimer c’est souffrir et il ne peut y avoir d’amour autrement.
Quand on aime, ou bien l’on n’a point de peine, ou bien l’on aime jusqu’à aimer sa peine.
On parle d’amour quand on souffre. Le manque, l’absence, l’attente attisent la souffrance, et on appelle ça de l’amour.
L’amour trop souvent N’offre aux cœurs abusés qu’un bonheur décevant.
On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d’amour, et quand on n’en a plus guère.
Ce n’est pas aimer que d’aimer pour quelques jours : l’amour qui ne s’accroît pas de jour en jour est une passion misérable.
L’image de l’amour éteint effraye plus un cœur tendre que celle de l’amour malheureux, et le dégoût de ce qu’on possède est un état cent fois pire que le regret de ce qu’on a perdu.
L’amour n’est pas l’amour s’il il fane lorsqu’il se trouve que son objet s’éloigne. Quand la vie devient dure, quand les choses changent, le véritable amour reste inchangé.
En réalité, dans l’amour il y a une souffrance permanente, que la joie neutralise, rend virtuelle, ajourne, mais qui peut à tout moment devenir ce qu’elle serait depuis longtemps si l’on n’avait pas obtenu ce qu’on souhaitait, atroce.

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