On parle d’amour quand on souffre. Le manque, l’absence, l’attente attisent la souffrance, et on appelle ça de l’amour.
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L'Auberge Des Pauvres
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On a souvent décrit la souffrance de l’amour éconduit, jamais celle de l’amour partagé.
Aimer c’est souffrir et il ne peut y avoir d’amour autrement.
Aimer, c’est souffrir. Ne pas aimer, c’est ne pas vivre.
Ce qui rend malheureux en amour, c’est moins de ne pas être aimé quand on aime, que d’être encore aimé quand on n’aime plus.
L’amour n’est pas fait pour nous rendre heureux. Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter.
L’amour est nécessairement la cause de souffrances. Apprenez que l’autre est, avant tout, celui qui nous fait ou fera souffrir car il se dérobe toujours à nous, tôt ou tard, franchement ou par des voies détournées, consciemment ou inconsciemment, totalement ou partiellement.
Quand on aime, ou bien l’on n’a point de peine, ou bien l’on aime jusqu’à aimer sa peine.
L’amour est le paroxysme à la fois de la joie et de la douleur. J’avoue que, dans les périodes de tourment, je peux hurler à la mort, mais toujours en me cachant.
Ceux qui aiment et qui sont séparés peuvent vivre dans la douleur, mais ce n’est pas le désespoir : ils savent que l’amour existe.
L’amour malheureux est la plus haute forme de l’amour.

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