Biographie courte et informations sur Tahar Ben Jelloun
Tahar Ben Jelloun est né le 1er décembre 1947 à Fès. Il a étudié la philosophie à Rabat avant de s'installer à Paris en 1971, période durant laquelle il a commencé à écrire en français. L'auteur publie L'Enfant de sable qui rencontre un grand succès, puis écrit La Nuit sacrée, œuvre pour laquelle il reçoit le prix Goncourt. Les roman de Tahar Ben Jelloun abordent également des thèmes de justice sociale, comme dans Le Racisme expliqué à ma fille. Les questions d'identité et le sentiment d'étrangeté apparaissent régulièrement dans ses textes.
- Une vraie rencontre, une rencontre décisive, c’est quelque chose qui ressemble au destin.
- Je considère qu’un ami est celui qui ne ment pas, ne fait pas semblant et parle avec toute la sincérité, la franchise que l’amitié véritable requiert. C’est ce que j’appelle l’exigence amicale : dire ce qu’on pense sans, bien sûr, être blessant.
- L’amitié est rare, très rare, d’où son aspect précieux et marquant. On arrive à la fin de la vie et on essaie de compter ceux que l’on considère comme de vrais amis, ceux dont la fidélité a été sans faille, ceux qui vous ont aimé tel que vous êtes, sans vous juger ni essayer de vous changer. C’est dans les épreuves, les moments difficiles et parfois décisifs, que l’amitié se révèle et se consolide ou s’absente et tombe dans le commun de l’oubli.
- La littérature ne change ni l’homme ni la société. Pour autant, l’absence de littérature rendrait l’homme encore plus infréquentable.
- Aimer serait simple si nous n’étions tentés de posséder l’être qui nous intéresse.
- On parle d’amour quand on souffre; le manque, l’absence, l’attente attisent la souffrance et on appelle ça de l’amour.
- La bonté n’a pas besoin de béquilles pour avancer.
- La souffrance, celle qui fait des trous dans la tête et dans le coeur, celle-là, on ne peut la dire, ni la montrer. Elle est intérieure, enfermée, invisible.
- Quand la violence s’installe dans un couple, la vie en commun n’est plus possible; tout le reste n’est que rafistolage et mensonge à soi. Divorcer, alors, est la seule solution.
- Le temps nous apprend à ne pas croire à l’éternité.
- L’amitié ne rend pas le malheur plus léger, mais en se faisant présence et dévouement, elle permet d’en partager le poids, et ouvre les portes de l’apaisement.
- Si tu as raté ton mariage, réussis au moins ton divorce !
- L’amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n’est pas étrangère à l’amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
- L’amitié est un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible.
- On dit "une belle mort", comme si la mort pouvait avoir droit à l’esthétique, au raffinement et à la souplesse.
- Le fait que Nietzsche soit mort fou rend ses paroles plus puissantes en sagesse.
- La politique dénature et ruine l’amitié.
- Respecter une femme, c’est pouvoir envisager l’amitié avec elle; ce qui n’exclut pas le jeu de la séduction, et même, dans certains cas, le désir et l’amour.
- Il faut aimer la terre, respecter ses humeurs qui donnent aussi bien la vie que ce qui l’annule.
- L’amitié, c’est une petite lumière qui brille dans la nuit.
- La défaite commence à partir du moment où l’adversité parvient à vous faire douter de vous même jusqu’à ce vous vous sentiez coupable et soyez prêt à agir selon sa volonté, à vous pliez à ses exigences.
- Ceux qui ont peur de la maladie des autres devraient la braver et se familiariser avec ce qui nous attend.
- L’homme qui du désert connaît le secret ne peut vieillir. La mort viendra, tournera autour de la dune puis repartira. Le jour sera sévère, mais la nuit ne troublera point le regard profond de ce visage qui bâtit des demeures dans la patience.
- C’est dans l’irrégularité, la clandestinité, le cambriolage que le plaisir est intense; pas dans la préméditation.
- Ebloui, je ne sais plus où j’en suis ni qui j’aime. Est-ce l’amour que j’aime, est-ce la femme que j’aime ou est-ce une image de moi qui circule dans d’autres yeux ?
- Aimer, c’est célébrer en permanence la rencontre de deux solitudes.
- La liberté n’est rien si elle ne respire pas dans le corps et l’esprit de l’homme, de tous les hommes, sans distinction ethnique, religieuse ou géographique.
- Un artiste ne peut avoir de certitudes. Tout son être, tout son travail sont habités par le doute.
- La morale, ça ne sort personne de la fosse commune.
- Les regrets et la nostalgie sont les oripeaux de notre faiblesse, notre impuissance. Ce sont des mensonges que nous habillons avec des mots qui nous apaisent et facilitent notre sommeil. Cela rend moins cruelle notre défaite.
- La mort est un vaisseau porté par les mains des jeunes filles ni belles ni laides qui passent et repassent dans une maison en ruine, sous le regard incrédule et méfiant de celui qui, d’une main sûre, repousse cette image.
- L’amitié qui se lit sur les visages et dans les gestes devient comme une prairie dessinée par un rêve dans une longue nuit de solitude.
- Le destin est ce qui nous arrive au moment où on ne s’y attend pas.
- L’amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier.
- Le premier amour est toujours le dernier.
- Le maquillage est le linceul de la beauté.
- Une vie entre les mains des autres, est-ce encore une vie ?
- Un ami est celui qui ne ment jamais, ne fait jamais semblant et parle avec toute la sincérité, la franchise que l’amitié véritable requiert.
- L’amitié est un bien supérieur à toutes les vertus.
- On ne peut aimer que si l’on est ivre de vie.