La souffrance, celle qui fait des trous dans la tête et dans le cœur, celle-là, on ne peut la dire, ni la montrer. Elle est intérieure, enfermée, invisible.
ÉcrivainLa souffrance, celle qui fait des trous dans la tête et dans le cœur, celle-là, on ne peut la dire, ni la montrer. Elle est intérieure, enfermée, invisible.
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La nuit sacrée
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La souffrance invisible, c’est la souffrance latente qui est omniprésente tant que nous sommes sous l’emprise de l’ignorance, de l’attachement au moi et d’une perception erronée de la réalité.
La douleur, c’est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. Mais on ne peut pas guérir de ce qu’on ne sent pas.
S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au cœur de l’indicible.
L’homme a dans son pauvre cœur des endroits qui n’existent pas encore et où la douleur entre afin qu’ils soient.
Derrière la douleur, il y a toujours la douleur. La peine, à l’encontre du plaisir, ne porte pas de masque.
La douleur, c’est le vide.
La souffrance a ses limites, pas la peur.
Hélas ! Un cœur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors : déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.
Le cœur a beau mentir, la blessure est au fond.
Il n’y a pas de plus grande agonie que de porter en soi une histoire non racontée.

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