La douleur, c’est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. Mais on ne peut pas guérir de ce qu’on ne sent pas.

La douleur, c’est comme un corps étranger. On finit par fabriquer une coque, pour ne plus la sentir. Mais on ne peut pas guérir de ce qu’on ne sent pas.

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On ne voyait que le bonheur
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Toute douleur veut être contemplée, ou bien elle n’est pas sentie du tout.
La douleur qui se tait n’en est que plus funeste.
Derrière la douleur, il y a toujours la douleur. La peine, à l’encontre du plaisir, ne porte pas de masque.
La douleur, c’est le vide.
La douleur est comme la passion. Pour s’en délivrer, il faut l’assouvir, toute.
La douleur, c’est comme un boomerang. Si on essaie de l’envoyer loin de soi, elle nous revient en pleine tête.
Comment n’êtes-vous pas révolté par la douleur humaine ? Cette sorte de placidité serait-elle la sagesse ?
La douleur suit les actes qui ne sont pas minutieusement passés au crible de la raison.
Mais la douleur, elle, ne s’émousse pas. C’est étrange d’ailleurs : l’amour s’use, mais la douleur reste vivace. Elle change de masque, mais demeure. On ne finit jamais de souffrir alors qu’on finit, un jour, d’aimer.
Tout est douleur, tout est éphémère.

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