Hélas ! Un coeur saignant d’une blessure intérieure n’a plus rien à redouter des atteintes du dehors : déchu de tout ce qu’il connaît de bonheur, qu’importe dans quel abîme il tombe.
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- Esprit éternel de l’âme indépendante ! C’est dans les cachots que tu brilles d’un plus vif éclat, car là le coeur est ton asile, le coeur que ton amour pour toi seul peut assouvir.
- Nous avons beau - comme l’arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n’avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
- La souffrance, celle qui fait des trous dans la tête et dans le coeur, celle-là, on ne peut la dire, ni la montrer. Elle est intérieure, enfermée, invisible.
- Le coeur peut souffrir éternellement de la blessure d’un vivant, - il ne saigne plus sur un mort.
- Il n’y a pas de plus tard. Plus tard c’est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre coeur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres.
- Les larmes sont confiantes, et le sourire est dissimulé; le sourire, c’est le voile sous lequel le coeur se cache pour mentir.
- Il n’y a rien de plus complet qu’un coeur brisé.
- Quand le coeur est bon, tout peut se corriger.
- Le coeur humain est comme le caoutchouc : un faible effort l’allonge, un grand ne le rompt pas. Si un peu plus que rien peut le troubler, il ne faut guère moins que tout pour le briser.
- S’il est un chagrin dans ce monde qui ne peut être soulagé, c’est le poids au coeur de l’indicible.
- Le coeur a beau mentir, la blessure est au fond.
- Tout coeur qui n’est pas brisé n’est pas un coeur.
- La tendresse du coeur, c’est ce que la nature reconnaît donner aux hommes en leur accordant les larmes; c’est là la meilleure part de nos sentiments.
- Si ce qui bat en nous était vraiment notre coeur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.
- D’où vient à l’homme la plus durable des jouissances de son coeur, cette volupté de la mélancolie, ce charme plein de secrets, qui le fait vivre de ses douleurs et s’aimer encore dans le sentiment de sa ruine ?