Nous avons beau - comme l’arbre qui est né sage - soupçonner les grimaces du destin, nous n’avons pas encore appris à sourire des simples blessures du coeur.
Image : Nous avons beau - comme l’arbre...

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- Je préfère croire que le doigt de Dieu ne pointe pas sur nous pour menacer, mais bien plutôt pour nous rappeler - en cas d’oubli - où se niche notre coeur.
- J’aimerais retrouver la magie du début. Rien ne fonctionne quand le coeur n’y est plus.
- Il n’y a pas de plus tard. Plus tard c’est maintenant. Toutes les choses de grâce et de beauté qui sont chères à notre coeur ont une origine commune dans la douleur. Prennent naissance dans le chagrin et les cendres.
- La souffrance, celle qui fait des trous dans la tête et dans le coeur, celle-là, on ne peut la dire, ni la montrer. Elle est intérieure, enfermée, invisible.
- Les larmes sont confiantes, et le sourire est dissimulé; le sourire, c’est le voile sous lequel le coeur se cache pour mentir.
- Chers lecteurs, que les mots dansent dans votre coeur. Écrivez ! Ça ne guérit pas, ça n’efface pas, les cicatrices restent mais c’est un beau voyage. Ouvrons les portes du sérail.
- Si ce qui bat en nous était vraiment notre coeur, il ne mourrait pas pour nous abattre du même coup.
- Notre coeur a soif de lumière. Si celle dont on nous inonde n’assouvit pas notre soif d’authenticité, à l’inverse, la lueur fragile de nos plus grands espoirs a besoin de la pénombre pour rester perceptible...
- Où le coeur est préparé au mal, l’occasion se fait rarement attendre longtemps.
- Il y a plus de grandeur dans la résignation qui plie que dans la philosophie qui doute. C’est une maxime de nos quakers que, pour mon bonheur éternel, j’aurais voulu avoir moins souvent à la bouche et plus souvent dans le coeur.
- Donnons comme nous voudrions qu’on nous donnât, surtout de bon coeur, promptement, sans marchander. Un bienfait est stérile, lorsqu’on l’a retenu longtemps dans sa main, qu’on semble ne l’avoir sacrifé qu’avec peine.
- Toute vérité nue et crue n’a pas assez passé par l’âme, pas assez roulé dans notre tête; l’intelligence ne l’a pas assez épurée, le coeur assez imbibée de ses sucs, l’imagination assez parée de ses livrées.
- Il semble que la nature, qui a si sagement disposé les organes de notre corps pour nous rendre heureux, nous ait aussi donné l’orgueil pour nous épargner la douleur de connaître nos imperfections.
- Il nous manque d’aller dans notre vie comme si nous n’y étions plus, avec cette souplesse du chat entre les hautes herbes, ou avec ce fin sourire de l’amoureuse devant son coeur cambriolé.
- A quoi bon mettre tant de coeur, de foi, de soi, de sueur, d’intensité dans des aspirations qui, aujourd’hui, remplissent notre vie, mais constitueront demain de vagues souvenirs épars au milieu d’autres futilités ?