Il semble que la nature, qui a si sagement disposé les organes de notre corps pour nous rendre heureux, nous ait aussi donné l’orgueil pour nous épargner la douleur de connaître nos imperfections.
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- L’humilité est l’autel sur lequel Dieu veut qu’on lui fasse des sacrifices.
- Nous nous consolons souvent par faiblesse des maux dont la raison n’a pas la force de nous consoler.
- La santé de l’âme n’est pas plus assurée que celle du corps; et quoique l’on paraisse éloigné des passions, on n’est pas moins en danger de s’y laisser emporter que de tomber malade quand on se porte bien.
- L’art le plus puissant de la vie est de faire de la douleur un talisman qui guérit.
- Cette douleur, cette horreur, c’est la beauté de l’homme. Les animaux sûrement sont plus heureux, qui ne les ressentent pas. Mais je ne troquerais pas pour un empire cette douleur.
- Un fait objectif, une image, est différent selon l’état intérieur avec lequel on l’aborde. Et la douleur est un aussi puissant modificateur de la réalité qu’est l’ivresse.
- C’est quand on comprend qu’il n’y a rien à casser qu’on commence à devenir un homme. On vit très bien avec une douleur, vous verrez, une fois que la connaissance est faite. On lui découvre des subtilités, des replis. On en devient le spécialiste.
- Pour l’homme, il convient de faire plus grand cas de l’âme que du corps. Car l’excellence de l’âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d’améliorer l’âme.
- Dieu qui nous avait donné les joies de la terre, voulut aussi nous donner les joies de l’esprit. Avec la douleur, dieu montre à ceux qui veulent le comprendre le chemin qui mène à l’esprit.
- La leçon la plus importante que l’homme puisse apprendre dans sa vie n’est pas que la douleur existe dans le monde, mais qu’il dépend de nous d’en tirer profit, qu’il nous est loisible de la transmuer en joie.
- Faible, la nature est en relation avec le mal, non avec le bien : par les plaisirs, en effet, elle est conservée, mais, par les douleurs, elle est détruite.
- Si vous ressentez de la douleur, vous êtes en vie. Si vous ressentez la douleur des autres, vous êtes un être humain.
- Car une âme imparfaite aspire à être guérie : dans une époque profane, nous avons besoin que l’inconnu nous complète, quand nous n’avons pas la force de nous compléter nous-mêmes.
- Partout même habitude de se donner corps et âme, même besoin de se dévouer, même désir de porter et d’exercer quelque part l’art de bien souffrir et de bien mourir.
- On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l’aimer même, tout en se sentant pénétré d’une douleur infinie.