L’humilité est l’autel sur lequel Dieu veut qu’un lui offre des sacrifices.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons L’humilité est l’autel sur lequel Dieu veut qu’un lui offre des sacrifices.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 537
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Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Votre dieu chrétien de miséricorde donne aux hommes la licence de donner libre cours à leur cupidité, à leur soif de sang et de conquête, sachant que quelques prières et un peu de pénitence leur apporteront pardon et bénédiction.
Dieu, dont les desseins sont impénétrables, se sert de ses humbles créatures pour les accomplir.
L’oraison du juste est la clef du ciel : sa prière y monte, et la pitié de Dieu en descend.
L’humilité est la véritable preuve des vertus chrétiennes : sans elle, nous conservons tous nos défauts, et ils sont seulement couverts par l’orgueil, qui les cache aux autres, et souvent à nous-mêmes.
C’est la clémence qu’invoque la prière, et c’est la prière même qui nous enseigne à tous à faire acte de clémence.
Il faut se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation.
L’humilité est une vertu qu’on ne paye jamais trop cher.
L’humilité est le premier fondement de la perfection chrétienne.
La bonne grâce est au corps ce que le bon sens est à l’esprit.
Car c’est une grâce que de supporter, par égard pour Dieu, des peines que l’on souffre injustement.

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