Biographie courte et informations sur Pierre Rabhi
Pierre Rabhi est né le 29 mai 1938 à Kenadsa en Algérie et est décédé le 4 décembre 2021 à Bron en France. Français d’origine algérienne, il a consacré sa vie à l’agriculture écologique et à l’écriture. Il a fondé le mouvement Colibris et a beaucoup milité pour une agriculture respectueuse de la nature. Écrivain et conférencier, il a publié des ouvrages comme Du Sahara aux Cévennes. Il a défendu la sobriété et l’agroécologie tout au long de son parcours.
- Faire de l’argent un moyen et non une fin, mettre au centre de nos préoccupations l’humain et la nature, et l’argent à leur service, est la seule alternative possible dans le débordement et l’incohérence où nous sommes.
- La simplicité est, selon moi, le grand défi de ce troisième millénaire. Nous avons su développer la complexification à outrance, il nous appartient aujourd’hui de conquérir la simplicité et la sobriété comme ce que l’intelligence a de meilleur à nous offrir. Grâce à des technologies de grande qualité, pensées pour servir la vie, nous devons ré-orienter notre créativité vers de nouvelles productions intelligentes, inspirées par le souci d’augmenter nos aspirations au bien-être par l’art de la simplification : des productions durables et utiles. Cela implique, bien entendu, de recentrer nos modes de vie vers d’autres objectifs que servir encore et encore la machinerie économique : remettre l’humain et la nature au centre de nos préoccupations.
- Ce qui rend heureux, ce n’est pas de posséder, mais de se relier à soi, aux autres et à la nature. Vivre sobrement, c’est réfléchir à ce dont on a vraiment besoin, simplifier sa vie, se connecter à son ressenti, à la nature et au vivant qui vibre en nous.
- La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie.
- Une société où tout ce qui n’a pas un prix, un tarif, n’a pas de valeur et où l’indispensable - comme la nourriture - est banalisé donne à l’argent un pouvoir totalitaire sur cette société.
- Et le monde se brise un peu plus chaque jour, car l’argent a plus d’importance que les êtres humains.
- Un jour il faudra à notre véritable vocation qui n’est pas de produire et de consommer sans fin, mais d’aimer, d’admirer et de prendre soin de la vie sous toutes ses formes.
- Faire de l’argent un moyen et non une fin.
- Il faut se mettre dans une attitude de réceptivité, recevoir les dons et les beautés de la vie avec humilité, gratitude et jubilation.
- J’entends par beauté celle qui s’épanouit en générosité, équité et respect. Celle là seule est capable de changer le monde, car elle est plus puissantes que toutes les beautés créées de la main de l’homme.
- La sobriété est une option heureuse qui produit une vie allégée, tranquille et libre. Le bonheur n’est pas dans la possession, dans l’avoir, mais dans l’être.
- On voit s’ériger des générations d’enfants qui faute d’un éveil à la vie sont réduits à n’être que des consommateurs insatiables, blasés et tristes.