La bonne grâce est au corps ce que le bon sens est à l’esprit.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons La bonne grâce est au corps ce que le bon sens est à l’esprit.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 67
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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On dit communément qu’on s’attache par ses bienfaits. C’est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d’aimer.
Demandez aux immortels un esprit sain dans un corps sain.
Le plaisir donne ce que la sagesse promet.
Le corps est soutenu par les aliments, et l’âme se soutient par les bonnes actions.
Le plaisir est pour le corps, le bien pour l’âme. Plaisir et Bien coïncident rarement.
Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine.
Nous portons tous en nous, en tant qu’humains, non seulement la capacité d’être bons, mais aussi la liberté de choisir la bonté.
La plus haute forme de la sagesse est la bonté.
L’humilité est l’autel sur lequel Dieu veut qu’un lui offre des sacrifices.
Si l’œuvre de Dieu est tout entière bonne, c’est qu’elle est tout entière utile au salut de l’homme ; elle n’est donc pas en soi une fin, mais un moyen qui tire sa justification de l’usage que nous en faisons.

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