On dit communément qu’on s’attache par ses bienfaits. C’est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d’aimer.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons On dit communément qu’on s’attache par ses bienfaits. C’est une bonté de la nature. Il est juste que la récompense de bien faire soit d’aimer.
Écrivain, 1740-1794 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Maximes et Pensées (1923), chapitre 5, 301
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Je tiens pour principes certains du bonheur qu’il faut préférer les avantages de la nature à tous ceux de la fortune.
La conscience d’avoir bien agi est une récompense en soi.
La bonne grâce est au corps ce que le bon sens est à l’esprit.
Le bonheur d’un homme qui sent la nature, c’est de la rendre.
De l’ami des humains reconnaissons les traits Tous ses jours sont marqués par de nouveaux bienfaits Il prolonge la vie, il secourt l’indigence Le plaisir d’être utile est sa seule récompense…
Le plaisir présente un avantage : contrairement au bonheur, il a le mérite d’exister.
Aimer, être aimé, connaître les joies d’un amour partagé et le bonheur d’une union intime et tendre, c’est le vœu de la nature et l’irrésistible penchant de tout mortel.
La reconnaissance est le sentiment d’un bienfait.
N’oubliez pas que ce qui donne sa valeur et son intérêt à la vie, ce n’est pas tant d’accomplir des réalisations spectaculaires (…) que d’accomplir des choses ordinaires avec la perception de leur immense valeur.
Faire le bien est une passion aussi supérieure à l’amour que l’humanité est supérieure à la créature.

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