Partout même habitude de se donner corps et âme, même besoin de se dévouer, même désir de porter et d’exercer quelque part l’art de bien souffrir et de bien mourir.
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- La douleur physique existe pour nous rappeler que nous sommes mortels. Quand on souffre dans notre corps, on découvre combien sotte et vaine est la vanité.
- Le corps est soutenu par les aliments, et l’âme se soutient par les bonnes actions.
- Il faut donc que le peuple rende malades les hommes d’Etat puisque chaque jour leur honneur maigrit; mais au moins souvent leur corps engraisse.
- Son corps est comme un défi d’en trouver un plus beau. Cela donne envie de chercher.
- Il y a dans toute oeuvre d’art une tentation surmontée de suicide.
- Les maux du corps donnent l’idée de la mort, les peines de l’âme celles de l’éternité.
- Le deuil pour seule culture, j’ai développé un chagrin solitaire et colérique. Il est difficile de discerner ce que nous ôtent, en mourant, ceux que nous avons aimés.
- Le déni de l’anatomie et du corps comme destin ne date pas d’hier. Il fut bien plus virulent dans toutes les sociétés antérieures à la nôtre. Ritualiser, cérémonialiser, affubler, masquer, mutiler, dessiner, torturer – pour séduire : séduire les dieux, séduire les esprits, séduire les morts. Le corps est le premier grand support de cette gigantesque entreprise de séduction.
- Bonne ou mauvaise, abondante ou restreinte, la pensée, essence de l’âme humaine, est une force qui survit à la destruction du corps.
- Le besoin de créer est dans l’âme comme le besoin de manger dans le corps.
- Quand on est vraiment dans le besoin, on ne mesure que sa propre force d’âme et la vaillance de son corps, on voit se dessiner les limites de ses capacités, de son endurance physique et de sa vigueur morale.
- Il n’est pas moins nécessaire de penser au salut des âmes qu’au traitement des corps.
- Le corps a ses grâces, l’esprit ses talents, le coeur n’aurait-il que des vices ?
- L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
- J’ai découvert que l’on pouvait supporter l’insupportable si l’on gardait le moral même quand le corps souffrait.