Il faut donc que le peuple rende malades les hommes d’Etat puisque chaque jour leur honneur maigrit; mais au moins souvent leur corps engraisse.
Image : Il faut donc que le peuple...

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- Pour qu’il y ait passion, il faut que l’union soit brutale, que l’un des corps soit très avide de ce dont il est privé et que l’autre possède en très grande quantité.
- Qu’aurions-nous besoin de la justice ou d’un justicier, quand il y a les visages et les corps ?
- Son corps gît délaissé sur un grabat, d’où le juge est obligé de le faire enlever, non comme le corps d’un homme, mais comme une immondice dangereuse aux vivants.
- A force de faire subir à leurs proches les conséquences de leur insouciance, les gens légers peuvent finir par devenir pesants.
- Nous nous sentons tous idiots à un moment ou à un autre. Même si nous sentons que nous sommes cool 98% du temps, ce doofus à 2% est sur le point de prendre le contrôle de notre corps sans aucun avertissement.
- D’ailleurs souvent mieux vaut dévorer son dépit que se venger. II faut souffrir avec patience, avec sérénité même les injures des hommes puissants.
- Ceux qui font bien mériteraient seuls d’être enviés, s’il n’y avait encore un meilleur parti à prendre, qui est de faire mieux : c’est une douce vengeance contre ceux qui nous donnent cette jalousie.
- Le public est si malin qu’il rend moins volontiers justice aux vivants qu’aux morts, et que souvent il n’élève les morts que pour rabaisser les vivants.
- Il faut être indulgent aux parvenus. Songez au surmenage qu’ils s’imposent toute leur vie pour disputer les honneurs à ceux qui les ont mérités.
- Partout, les hommes se résignent aux sacrifices les plus durs plutôt que de se passer de gouvernement, partant de sécurité, et l’on ne saurait dire qu’en agissant ainsi, ils calculent mal.
- Bien des gens seraient capables de tuer un hommes pour prendre la graisse du mort et en frotter leurs bottes.
- Tout gouvernement doit avoir son excès, et ne périt que lorsqu’il a atteint cet excès. Lorsque le signal est donné... Chacun agit sans remords, sans répugnance; on s’habitue à cela, comme le juge à envoyer les coupables au supplice, le médecin à voir des êtres souffrants sous son instrument, le général à ordonner le sacrifice de vingt mille soldats.
- Entre le gouvernement qui fait le mal et le peuple qui l’accepte, il y a une certaine solidarité honteuse.
- Nous vivons dans une société malade emplie de personnes qui ne voleraient pas directement leur voisin mais qui sont prêtes à demander au gouvernement de le faire pour eux.