Bonne ou mauvaise, abondante ou restreinte, la pensée, essence de l’âme humaine, est une force qui survit à la destruction du corps.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Ce qui abat, ce qui accable, ce qui détruit irrémédiablement l’âme, c’est la médiocrité de la douleur et de la joie, la souffrance égoïste et mesquine.
Un corps chétif affaiblit l’âme.
Le corps est la chair de l’esprit. Chaque tourment de l’âme laisse sous la peau une fêlure et dessus, une foulure.
L’idée fondamentale du bien est donc qu’il consiste à préserver la vie, à la favoriser, à vouloir la porter à sa plus haute valeur, et que le mal consiste à anéantir la vie, la léser, l’entraver dans son épanouissement.
La santé de l’âme n’est pas plus assurée que celle du corps ; et quoique l’on paraisse éloigné des passions, on n’est pas moins en danger de s’y laisser emporter que de tomber malade quand on se porte bien.
Le bien a pour tombeau l’ingratitude humaine.
Pour l’homme, il convient de faire plus grand cas de l’âme que du corps. Car l’excellence de l’âme corrige la faiblesse du corps, mais la force corporelle, sans la raison, est absolument incapable d’améliorer l’âme.
Avoir un corps, c’est la grande menace pour l’esprit, la vie humaine et pensante.
Le corps est soutenu par les aliments, et l’âme se soutient par les bonnes actions.
Ne sais-tu donc pas que la source de toutes les misères pour l’homme, la source de toutes ses faiblesses et de toutes ses lâchetés, ce n’est pas la mort, mais bien plutôt la crainte de la mort ?

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