- Les bonnes pensées viennent du cœur, les grandes de l’âme.
- Son bras menu pendait avec l’inertie qu’une pensée profonde imprime à l’attitude.
- Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort, est triste moins de mourir que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fût-ce qu’une seule pensée originale.
- Alors, s’exaltant pour exalter : Eh quoi ! C’est vous, ajoute-t-il, que cette pensée n’enflamme point ?
- Du moment que la pensée n’est pas tout, elle n’est qu’un égarement de ce qui n’est pas elle.
- Pensée de Jack l’Eventreur : lacérez dans mes bras !
- On vit petitement si l’on pense petitement. On vit librement si l’on pense librement. La pensée n’est jamais sans conséquence sur notre existence, personnelle ou collective.
- Quand j’ai fait un beau tableau, je n’ai pas écrit une pensée. C’est ce qu’ils disent. Qu’ils sont simples ! Ils ôtent à la peinture tous ses avantages.
- Il s’était rendu coupable de haute mécréance, un crime par la pensée, il avait rêvé de révolte, de liberté et d’une vie nouvelle au-delà des frontières.
- L’athée, avant de qualifier le négateur de Dieu, sert à poursuivre et condamner la pensée de l’individu affranchi, même de la façon la plus infime, de l’autorité et de la tutelle sociale en matière de pensée et de réflexion.
- Souhaiter la mort de quelqu’un, c’est l’assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes !
- Mais les mots sont des choses, et une petite goutte d’encre, - Tombant comme la rosée sur une pensée, produit - Ce qui fait penser des mille, peut-être des millions.
- Pour que la pensée se coule sans hésitation dans les signes, il faut qu’une discipline ait impérieusement établi un rapport univoque de ceux-ci aux idées...
- Pour toutes les idées claires, il existe une pensée plastique qui les traduit.
- Le langage, c’est le courage : la capacité de concevoir une pensée, de la dire, et ce faisant, de la rendre vraie.
- Toute la dignité de l’homme est dans la pensée; toute la dignité de la pensée est dans la mémoire.
- Lever la main sur son père, disaient les vieilles gens. Lever la parole sur son père, dirons-nous, et simplement lever la pensée. Tout père sur qui son fils lève la main est coupable d’avoir fait un fils qui levât la main sur lui.
- Une pensée n’est parfaite que lorsqu’elle est disponible, c’est-à-dire lorsqu’on peut la détacher et la placer à volonté.
- La parole n’est pas une flèche, mais elle perce davantage.
- Ne fais point, affectant un savoir pédantesque, du latin et du grec l’étalage burlesque.
- Mais en écoutant M. Chalamont, je viens de m’apercevoir que le langage des chiffres a ceci de commun avec le langage des fleurs, on lui fait dire ce que l’on veut. Les chiffres parlent, mais ne crient jamais.
- Dans la direction du cœur, le chemin doit toujours faire un détour par la pensée.
- Penser ne consiste pas à avoir des idées, à faire des discours savants. Penser, c’est rester ouvert, questionnant.
- Une pensée est une idée de passage.
- Les secondes pensées sont les plus sages.
- Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.
- Ce que nous appelons mouvements du cœur. N’est que le bousculement irraisonnable de nos pensées.
- Quand on se place à contre-courant, il y a toujours de la lumière.
- Le principal organe de la vision, c’est la pensée. On voit avec nos idées.
- Toute pensée est vivante à condition qu’elle s’échange, elle n’est pas figée ou bien elle est morte.
- Penser ne fait pas seulement appel à l’intelligence et à la profondeur, mais avant tout au courage.
- Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
- L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui; l’univers n’en sait rien. Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale.
- Il n’appartient qu’à la pensée d’être ressemblante.
- Il en va de la pensée et des sentiments comme de l’ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d’éléments constitutifs et nous renvoient à d’autres, qui nous renvoient à d’autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.
- Qu’est-ce qu’une pensée qui n’aurait pas de coeur. Et qu’est-ce qu’un coeur qui ne serait pas éclairé au soleil de la pensée.
- Rien ne sert de penser, il faut réfléchir avant.
- Je ne me fie quasi jamais aux premières pensées qui me viennent.
- Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu...
- J’appelle bourgeois quiconque pense bassement.