Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort, est triste moins de mourir que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fût-ce qu’une seule pensée originale.
Écrivain, 1895-1972 Image : Jacques-Émile Blanche, Domaine public, Wikimedia Commons Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort, est triste moins de mourir que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fût-ce qu’une seule pensée originale.
Écrivain, 1895-1972 Image : Jacques-Émile Blanche, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Carnets, 1930-1944
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d’âme.
Et si la mort n’était qu’un mot ?
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
L’idée qu’on mourra est plus cruelle que mourir, mais moins que l’idée qu’un autre est mort.
Le deuil, c’est essayer de mettre du sens là où il n’y en a pas. Les humains ne peuvent pas vivre tant qu’ils n’arrivent pas à donner une justification à cette énigme qu’est la mort.
La mort d’un rêve n’est pas moins amère que la mort, et, en vérité, elle réclame de qui l’a perdu un deuil tout aussi profond.
Vient un moment où un homme peut choisir la mort plutôt que la vie.
Je crois, toutes réflexions faites, qu’il ne faut jamais penser à la mort ; cette pensée n’est bonne qu’à empoisonner la vie ; la grande affaire est de ne point souffrir.
La pensée de la mort tient le croyant éveillé.
Il est également absurde de vivre en perdant de vue le paramètre absolue de la mort que de laisser la pensée de la mort prochaine gâcher mon existence.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.