Je crois, toutes réflexions faites, qu’il ne faut jamais penser à la mort; cette pensée n’est bonne qu’à empoisonner la vie; la grande affaire est de ne point souffrir.
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- On n’est pas d’accord avec la vie tant qu’on n’est pas d’accord avec la mort.
- Personne ne niera que la vie est horrible, que c’est une suite d’angoisses sans fin. Il n’y a qu’une façon de passer à travers, c’est de ne pas y penser.
- Il n’y a pas de mots. Toutes mes pensées vont aux victimes, à ceux qui luttent encore entre la vie et la mort, ...
- Pourquoi s’en faire avec la mort quand la vie nous donne déjà bien assez de soucis comme ça ?
- La mort est douce... Ce qui fait souffrir avec certains poisons, certaines blessures maladroites, c’est la vie.
- Seule une bonne et belle vie, bien remplie, bien pleine, pas ratée, permet d’aborder sereinement la mort.
- Penser aux morts, c’est assurer la survie des gens qu’on a aimés, en attendant que les autres le fassent pour vous. C’est un devoir de mémoire.
- Les gens craignent plus la mort que la souffrance. Or, la vie est souffrance. La mort nous en délivre. N’est-elle pas alors notre meilleure alliée ?
- Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous pensons à la vie comme un puit inépuisable. Et pourtant, tout se passe un certain nombre de fois. Et un très petit nombre vraiment.
- Il est beau de mourir de sa mort, d’une mort qui ressemble à sa vie. Et mourir est passivité, mais se tuer est acte.
- La vie est la seule chose au monde pour laquelle il vaille la peine de mourir. Et l’amour est la seule chose qui nous permette de mériter pleinement la mort.
- La vie, sur Terre, est en train de mourir. L’ampleur du désastre est à la démesure de notre responsabilité. L’ignorer serait aussi insensé que suicidaire. Plus qu’une transition, je pense qu’il faut une révolution.
- La mort est un malheur prévu, les peines de la vie sont infinies. L’infini n’est-il pas le secret des grandes mélancolies ?
- La mort n’est rien, elle est sans cesse derrière vous, elle est la poussière de vos semelles. La vie est devant, toujours devant, allez à elle, ne vous retournez jamais.
- Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.