Penser aux morts, c’est assurer la survie des gens qu’on a aimés, en attendant que les autres le fassent pour vous. C’est un devoir de mémoire.
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- Il n’y a pas de mots. Toutes mes pensées vont aux victimes, à ceux qui luttent encore entre la vie et la mort, ...
- Nous sentons l’urgence de tout ce que nous vivons sur fond de notre propre mort.
- La mort fait partie de la vie. Moi, je suis un voyant, qui dialogue souvent avec les morts. Je suis, à la fois, dans la vie et la mort.
- Nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre.
- Une visite de condoléances, cela apprend à vivre, à se tenir. A oublier le mort. Eh oui, c’est comme ça ! Il faut oublier pour se souvenir.
- Il faut apprendre à donner de votre absence à ceux qui n’ont pas compris l’importance de votre présence. La mort ne prend pas de temps de pause.
- De même il faut aimer beaucoup la vie pour aimer encore davantage la mort.
- Les morts ne meurent que s’ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
- Celui qui n’est pas en vie doit être considéré comme mort. Donc... Si je comprends bien, avant la vie on est mort, et après la vie on est de nouveau mort.
- Ce que les morts laissent aux vivants, c’est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir de vivre, d’accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte.
- Nous ne devenons pas autres pour mourir. J’interprète toujours la mort par la vie.
- On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d’âme.
- Je crois, toutes réflexions faites, qu’il ne faut jamais penser à la mort; cette pensée n’est bonne qu’à empoisonner la vie; la grande affaire est de ne point souffrir.
- La mort, c’est la vie... Et vous savez pourquoi nous mourons ? C’est parce que nous vivons. Et nous avons de la chance de mourir.
- Nous faisons une situation fausse aux morts en les raccrochant à la vie. C’est leur enlever, s’ils en ont une, leur liberté de mort.