Biographie courte et informations sur Georges Duhamel
Georges Duhamel est né en 1884 à Paris dans une famille modeste. Il étudie la médecine et exerce comme médecin avant de choisir l'écriture. Pendant la Première Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire et raconte cette expérience dans ses romans. En 1918, il reçoit le prix Goncourt. Il publie ensuite des cycles littéraires tels que Vie et aventures de Salavinet La Chronique des Pasquier. En 1935, il entre à l'Académie française. Après la Seconde Guerre mondiale, il prend la présidence de l'Alliance française. Il est décédé le 13 avril 1966.
- Elle aurait vu des amis, peut-être même été parfois au théâtre. Il n’en faut pas plus pour déliter une idée fixe.
- La paix, comme le bonheur, n'est jamais qu'un intervalle entre deux guerres.
- La culture est ce qui fait d’une journée de travail une journée de vie.
- La poésie, c’est quand le silence prend la parole.
- La science est comme une maladie, une maladie qui progresse en transformant le monde et en le dévorant.
- La sympathie est une passion animale et même une passion égoïste : mais c’est notre meilleure chance de nous évader de l’égoïsme.
- La foi scientifique n’apporte pas la paix aux américains; elle change leur tourment de place et de plan.
- Si j’étais Dieu, je ne souffrirais pas les arrivistes du Ciel.
- La culture est fondée sur l’intelligence des phénomènes, des ouvrages et des êtres.
- L’amour est une vie de l’esprit qui cherche à prendre corps.
- Pitié pour la graine que le vent a jetée sur les pierres calcinées et qui meurt dans les tourments en serrant contre son coeur un message inentendu ! Pitié pour la semence qui vient de tomber sur la terre grasse, et qui n’en a pas fini avec ce monde incohérent !
- Chaque civilisation a les ordures qu’elle mérite.
- Il avait le visage extasié, ensoleillé, fendu par un sourire de bonheur.
- Le bon sens populaire a fait, depuis longtemps, justice d’une expression malheureuse : on ne dit plus jamais fille de joie, on pense parfois fille de douleur.
- Cette petite victoire est de grand sens. Elle me montre que mon instrument est encore de bon service, à la condition, toutefois, qu’on ne le laisse pas chopper.
- Il y a une folie organisatrice qui est l’ennemie jurée de l’ordre.
- Sans un souffle de cette littérature, soeur de la politesse, la vie retombe assez vite à la goujaterie et à l’abjection.
- Révolution ? Oui ! Mais entendez bien : il n’y a de vraie révolution que morale. Tout le reste est misère, sang gaspillé, larmes vaines.
- La colère me rend malade, elle m’enpoisonne. Je respire mal, mon coeur bat au hasard, mes articulations sont pleines de sable, je me sens l’estomac houleux.
- Quand elle lui prenait le bras, elle se laissait aller à s’alanguir, à trébucher, pour lui mieux manifester sa confiance, son abandon, son amour.
- Chaque jour, le prix de tous les articles nécessaires à la vie s’élevait quelque peu.
- Ce qui donne à la civilisation humaine son caractère exceptionnel, son caractère unique dans l’ordre de la biologie, c’est qu’elle n’est pas inscrite dans la substance nucléaire et donc qu’elle n’est pas organiquement héréditaire.
- Chaque fois que revenait, dans nos entretiens, un mot ayant le moindre rapport avec l’affaire Dreyfus, il semblait qu’aussitôt un abîme s’ouvrit sous nos pas et divisât la famille.
- A la moindre allusion, même incertaine, il s’assombrissait, ne sachant s’il devait subodorer ou l’hommage ou la raillerie.