À la moindre allusion, même incertaine, il s’assombrissait, ne sachant s’il devait subodorer ou l’hommage ou la raillerie.
Écrivain, 1884-1966À la moindre allusion, même incertaine, il s’assombrissait, ne sachant s’il devait subodorer ou l’hommage ou la raillerie.
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La nuit de la Saint-Jean
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Il demeurait immobile, abruti d’étonnement et de souffrance…
Il y a là un manque de curiosité… comme une atrophie. Dans le vide qui s’est creusé en lui (…) Une atrophie. Oui, un manque de souplesse, une sorte de rigidité.
Déconcerté par le sourire complice et le clignement d’œil qu’Antoine lui décochait, il hésita une seconde.
Et ce qu’on ne voyait pas, ça faisait toujours plus peur.
Décidément, ce garçon ne connaissait pas la modération, il pouvait se montrer d’une intelligence confondante et, face au moindre désagrément physique, devenir aussi stupide et borné qu’une bête de somme !
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l’apparence de la raison.
Sa vie toute entière sera, par le manque de certitude, jetée dans la confusion et l’incapacité d’aller de l’avant.
Ce dont il avait tâché de se préserver, avec une certaine réussite, pendant plus d’un an, l’avait enfin contaminé : l’angoisse du miroir où l’on ne voit que soi.
Sous sa chevelure épaisse et emmêlée, son visage semblait toujours tombé du nid. Je cherchais quelque chose à dire, puisqu’il faut toujours recourir aux mots pour empêcher le silence de parler trop fort.
Ce fut ce qui plus asseura les soudards d’Aratus, pource qu’ils estimerent que le veneur fust de l’intelligence, et qu’il aidast à celer leur emblée.

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