Biographie courte et informations sur Joë Bousquet
Joë Bousquet est un écrivain et poète français né le 19 mars 1897 à Narbonne. Gravement blessé pendant la Première Guerre mondiale, il a passé le reste de sa vie alité à Carcassonne, où il est mort le 28 septembre 1950. Il est l’auteur de La Tisane de sarments, Traduit du silenceet Le Meneur de lune. Tout au long de sa vie, il a pris part à la vie culturelle de son époque et a échangé de nombreuses lettres avec des artistes et philosophes.
- Comme un astre dans ses branches, sa candeur étreint les soirs, dont elle est la rose blanche, il faut l’aimer pour la voir.
- Je l’ai attendue. Le silence se couvrait de fleurs pour hâter les progrès de l’ombre. Je revoyais des hivers perdus et les brouillards qui avaient bleui la terre. Sous les ciels gris, les ruisseaux emportaient, avec un grand bruit d’argent, une moisson de fleurs.
- Du temps qu’on l’aimait, lasse d’elle-même, elle avait juré d’être cet amour, elle en fut le charme et lui le poème, la terre est légère aux serments d’un jour.
- Elle est grise et se dit folle, et danse à fermer les yeux, un coeur bat dans ses paroles, nul ne sait où sont ces cieux.
- Et dans le vent qui chemine, c’est la nuit blanche des pleurs, dont la lumière orpheline, a vu le jour dans le coeur.
- Et t’annulant sous ses voiles, pris à la nuit d’une fleur, donne des yeux à l’étoile, dont ton fantôme est le coeur.
- Ta lettre m’a rempli d’une émotion mélancolique dont je te saurai toujours gré. Car ma vie tout entière m’y était donnée en une sorte d’éblouissement. Et rien n’est aussi exaltant pour une créature que de sentir en soi tout son destin.
- Comment t’égaler à toi-même quand tu ne connais que ton coeur. Tu dois demander à Dieu les clefs de ta maison.
- Il n’est pas un être qui ne sache, à force d’amour, devenir l’éblouissement de tous.
- Il faut que le soleil se montre à nous comme le miroir des roses pour demeurer le soleil; l’ancolie, comme un rideau de sable.
- Ce n’est plus l’amour, mais autre chose qui est dans l’air et à quoi tout le monde pense, comme à la mort, mais ce n’est pas la mort.
- Des jours brisés qu’il se rappelle, il n’est pas sûr qu’il ait souffert, tant sa douleur est naturelle, son sourire est mort l’autre hiver.
- Les hommes ne seraient que des ombres s’ils ne donnaient pas la vie.
- Je crois, ce soir, qu’il faut être à sa vie avant d’être à son amour, et que j’ai eu tort de rompre si totalement avec moi-même. J’ai tué ce que je lui donnais de moi.