Du temps qu’on l’aimait, lasse d’elle-même, elle avait juré d’être cet amour, elle en fut le charme et lui le poème, la terre est légère aux serments d’un jour.
Écrivain, 1897-1950Du temps qu’on l’aimait, lasse d’elle-même, elle avait juré d’être cet amour, elle en fut le charme et lui le poème, la terre est légère aux serments d’un jour.
Écrivain, 1897-1950Partager sur
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la connaissance du soir
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L’amour constant ressemble à la fleur du soleil,
Qui rend à son déclin, le soir, le même hommage
Dont elle a, le matin, salué son réveil !
Une sorte de poésie se dégageait de tout son être, qui venait, je crois, de ce qu’il se sentait faible et cherchait à se faire aimer.
Est-ce qu’elle ne faisait pas comme la substance de son cœur, le fond même de sa vie ?
L’amour m’ouvrit ses paradis, et l’étreinte de ses panthères.
L’amour, a dit le poète, est toute l’existence de la femme.
Elle m’avait appris la liberté sans laquelle l’amour, bien souvent, s’étouffe, s’exaspère, s’étiole.
Cela me rappela la parole de Shakespeare : Elle est encore à naître la femme qui a trouvé autant de bonheur dans l’amour triomphant que dans l’amour suppliant.
L’amour, croyait-elle, devait arriver tout à coup, avec de grands éclats et des fulgurations, ouragan des cieux qui tombe sur la vie, la bouleverse, arrache les volontés comme des feuilles et emporte à l’abîme le cœur entier.
Quand la force triomphe d’une belle, c’est qu’elle l’a bien voulu.
Dieu voulut résumer les charmes de la femme En un seul, mais qui fut le plus essentiel, et mit dans son regard tout l’infini du ciel.

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