Elle m’avait appris la liberté sans laquelle l’amour, bien souvent, s’étouffe, s’exaspère, s’étiole.

Elle m’avait appris la liberté sans laquelle l’amour, bien souvent, s’étouffe, s’exaspère, s’étiole.

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Le canapé rouge
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Je fais l’amour mais c’est de telle sorte
Que seulement du plaisir j’en rapporte,
N’engageant point ma chère liberté.
La liberté avait de tout temps exigé des sacrifices, mais il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’aimer une femme pouvait être aussi un apprentissage de liberté.
Pour pouvoir t’aimer sans réticence, j’ai dû apprendre à m’aimer sans réserve.
Elle était alors l’intruse dans mon voyage, elle en est à présent la boussole. L’amour est toujours une intrusion. Le hasard se fait chair, la passion se fait raison.
Ce que j’ai appris de plus profond sur moi, c’était au gré d’une histoire d’amour : aucune formation intellectuelle, sociale, ne peut vous apporter ce que le fait d’accepter de tomber amoureuse vous apporte…
L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
L’amour ne va qu’avec la liberté. La liberté ne va qu’avec l’amour.
Une femme ne laisse entière liberté à l’homme qu’elle aime que pour mieux jouir de l’exclusivité de son amour.
Mais je l’aimais et il y a dans l’amour une grande capacité non seulement d’illusion, mais encore d’oubli.
Il va falloir savoir aimer, consentir à apprendre à aimer. Combien cela est autre exigence que l’instinct ! C’est exigence de liberté. Et de cette liberté la plus extrême, la liberté volontaire pour se livrer, pour se lier.

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