- Le charme, parce qu’il est magique, est indéfinissable : en concurrence avec la beauté, il la surpasse souvent par cette énigme qui le nimbe : «Un je ne sais quel charme encor vers vous m’emporte».
- Nous sommes tous, dans les fictions continues de nos vies, dans nos mensonges, dans nos accommodements avec la réalité, dans notre désir de possession, de domination, de maîtrise de l’autre, nous sommes tous des romanciers en puissance. Nous inventons tous notre vie.
- Le désir veut conquérir et l’amour veut retenir. Le désir, c’est avoir quelque chose à gagner, et l’amour quelque chose à perdre.
- On n’oublie jamais ceux qu’on aime. Tout passe tout s’efface hors le souvenir. L’amitié et l’amour les pleureront toujours. Le temps passe les souvenirs restent.
- Il y a des hommes passés maîtres dans l’art d’entendre les interrogations muettes.
- Le père est le seul visage d’homme qui soit donné à une femme; le père est le seul homme qu’il lui soit jamais donné d’être.
- La littérature est une machine à fabriquer des souvenirs et de la mort, une manufacture de testaments. Aucun roman n’a jamais fait de projet d’avenir.
- L’amour n’est pas une relation sociale. Ca ne se dit pas, ce sont des choses qui ne se disent pas. L’amour n’est traduit qu’en silence ou en cri.
- Le silence est un refus d’appartenir.