La liberté avait de tout temps exigé des sacrifices, mais il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’aimer une femme pouvait être aussi un apprentissage de liberté.
Écrivain, 1914-1980La liberté avait de tout temps exigé des sacrifices, mais il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’aimer une femme pouvait être aussi un apprentissage de liberté.
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Les cerfs-volants
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La liberté, ce n’est pas faire ce qu’on veut quand on veut en obéissant à ses pulsions, ce qui mène au n’importe quoi et surtout à l’esclavage. La liberté, s’est s’autoriser à mettre en œuvre nos aspirations profondes sans être entravé par les souffrances induites par notre personnalité.
La liberté a toujours été une chose chère. L’histoire est un témoignage digne du fait que la liberté est rarement acquise sans sacrifice et abnégation.
Elle m’avait appris la liberté sans laquelle l’amour, bien souvent, s’étouffe, s’exaspère, s’étiole.
Il va falloir savoir aimer, consentir à apprendre à aimer. Combien cela est autre exigence que l’instinct ! C’est exigence de liberté. Et de cette liberté la plus extrême, la liberté volontaire pour se livrer, pour se lier.
Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès, la liberté de l’esprit est proclamée ; la liberté du cœur ne l’est pas. Pourtant aimer n’est pas un moins grand droit de l’homme que penser.
Une femme ne laisse entière liberté à l’homme qu’elle aime que pour mieux jouir de l’exclusivité de son amour.
Je ne sais pas à quel moment j’ai pris conscience que ce n’était pas seulement la question d’être libre mais que le combat des femmes serait collectif ou ne serait pas. Parmi les revendications, la plus urgente était le droit d’avoir des enfants ou pas.
On ne sait pas assez combien la liberté est un sentiment éducateur et favorable à la raison.
La liberté, les hommes la dédaignent uniquement, semble-t-il, parce que s’ils la désiraient, ils l’auraient ; comme s’ils refusaient de faire cette précieuse acquisition parce qu’elle est trop aisée.
Crois-moi, la liberté, que tout mortel adore,
Que je veux leur ôter, mais que j’admire encore,
Donne à l’homme un courage, inspire une grandeur,
Qu’il n’eût jamais trouvés dans le fond de son cœur.

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