Chose étrange, après dix-huit siècles de progrès, la liberté de l’esprit est proclamée, la liberté de cœur ne l’est pas. Et pourtant aimer n’est pas un moins grand droit de l’homme que penser.
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- L’amour des Anglais pour leur liberté se complique d’une certaine acceptation de la servitude d’autrui.
- Dévouer sa pensée au développement continu de la sociabilité humaine; avoir les populaces en dédain et le peuple en amour.
- Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité. Etre libre, rien n’est plus grave; la liberté est pesante, et toutes les chaînes qu’elle ôte au corps, elle les ajoute à la conscience.
- On a aussi peu de liberté maintenant qu’il y a vingt ans : faire l’amour était alors interdit aux jeunes filles; maintenant c’est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
- L’amour, fier de ses droits, comme la liberté, rend l’homme à la nature, à son égalité.
- Une femme ne laisse entière liberté à l’homme qu’elle aime que pour mieux jouir de l’exclusivité de son amour.
- L’esprit a son ordre, qui est par principes et démonstrations; le coeur en a un autre. On ne prouve pas qu’on doit être aimé, en exposant par ordre les causes de l’amour.
- La liberté d’aimer n’est pas moins sacrée que la liberté de penser. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’adultère est identique à ce qu’on appelait autrefois l’hérésie.
- C’est une étrange prétention des hommes de vouloir que l’amour conduise quelque part.
- Le coeur se sature d’amour comme d’un sel divin qui le conserve; de là l’incorruptible adhérence de ceux qui se sont aimés dès l’aube de la vie, et la fraîcheur des vieilles amours prolongées.
- La passion n’est qu’une chimère créée par les écrivains. Pourquoi rêverais-je de liberté si elle n’est pas le chemin de l’amour ? Puisque l’amour n’existe pas, j’accepte de me faire prisonnière de la vie.
- La liberté avait de tout temps exigé des sacrifices, mais il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’aimer une femme pouvait être aussi un apprentissage de liberté.
- La liberté n’est rien si elle ne respire pas dans le corps et l’esprit de l’homme, de tous les hommes, sans distinction ethnique, religieuse ou géographique.
- Il s’aperçut qu’il y avait autre chose dans le monde que les spéculations de la Sorbonne et les vers d’Homerus que l’Homme avait besoin d’affections que la vie sans tendresse et sans amour n’était qu’un rouage sec, criard et déchirant.
- La liberté ne découle peut-être pas de la misère, mais il existe certainement une liberté liée à l’absence de peur. Et l’oisiveté est un état naturel et béni, le travail, une nécessité contraire à la nature.