Dévouer sa pensée au développement continu de la sociabilité humaine ; avoir les populaces en dédain et le peuple en amour.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Dévouer sa pensée au développement continu de la sociabilité humaine ; avoir les populaces en dédain et le peuple en amour.
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Littérature & philosophie mèlées
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Il faudrait pouvoir unir les contraires, l’amour de la vertu avec l’indifférence pour l’opinion publique, le goût du travail avec l’indifférence pour la gloire, et le soin de sa santé avec l’indifférence pour la vie.
Aimer sans espoir, être dégoûté de la vie, constituent aujourd’hui des positions sociales.
L’Homme veut certitude et réciprocité, d’où sa difficulté à aimer.
Mettre des mots sur ce qu’on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c’est cela qui est humain.
L’athée, avant de qualifier le négateur de Dieu, sert à poursuivre et condamner la pensée de l’individu affranchi, même de la façon la plus infime, de l’autorité et de la tutelle sociale en matière de pensée et de réflexion.
Prochain : celui qu’on nous ordonne d’aimer comme nous-mêmes et qui s’emploie par tous les moyens à nous rendre désobéissant.
Le bien, c’est l’amour. Aimer les autres, c’est détester la souffrance et l’injustice que la société mauvaise entretient.
Il me plaît, pour ne pas me supprimer toute raison d’être et d’aimer être, de considérer l’humanité comme l’effectuation des rapports possibles.
L’amour triomphe de la haine : il est nécessaire à la vie, il la continue !
Ce n’est pas le cerveau qui compte le plus, mais ce qui le guide : le caractère, le cœur, les qualités généreuses, les idées progressistes.

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