Il me plaît, pour ne pas me supprimer toute raison d’être et d’aimer être, de considérer l’humanité comme l’effectuation des rapports possibles.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Il me plaît, pour ne pas me supprimer toute raison d’être et d’aimer être, de considérer l’humanité comme l’effectuation des rapports possibles.
Écrivain, 1869-1951 Image : Ottoline Morrell (1873-1938), Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Le Prométhée mal enchaîné (1899), Texte sur une seule page
Il me plaît, pour ne pas me supprimer toute raison d’être et d’aimer être — de considérer l’humanité comme l’effectuation des rapports possibles.— La presque infinité des rapports possibles assure à l’humanité une presque infinie durée. Les rapports effectués constituent l’histoire du passé. — C’est là une chose faite et, plus ou moins bien jouée, il n’y a plus à y revenir — d’ailleurs on ne le pourrait point. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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On aime l’humanité pour ne pas avoir à aimer les êtres.
Que l’on s’efforce d’être pleinement humain, et il n’y aura plus place pour le mal.
Ils ont la conviction que l’esprit du monde, son but, son avenir résident dans la solidarité et non dans l’individualisme, ce qui permettra à ce monde de devenir de plus en plus humain.
Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
Prochain : celui qu’on nous ordonne d’aimer comme nous-mêmes et qui s’emploie par tous les moyens à nous rendre désobéissant.
Si nous savons comprendre avant de condamner, nous serons sur la voie de l’humanisation des relations humaines.
La science m’ordonne de n’aimer que moi, attendu que tout le monde est fondé sur l’intérêt personnel.
J’ai peine à croire qu’on parvienne un jour à démontrer que nous sommes l’œuvre d’un être suprême et non pas, comme il me semble, celle d’un être imparfait qui nous a fabriqués en guise de passe-temps.
Si je suis fidèle à moi-même, si je suis fidèle à l’humanité, si je suis fidèle à l’humanité, je dois comprendre tous les défauts dont la chair humaine est héritière.
Nous portons tous en nous, en tant qu’humains, non seulement la capacité d’être bons, mais aussi la liberté de choisir la bonté.

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