Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
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- Si je suis fidèle à moi-même, si je suis fidèle à l’humanité, si je suis fidèle à l’humanité, je dois comprendre tous les défauts dont la chair humaine est héritière.
- Si nous savons comprendre avant de condamner, nous serons sur la voie de l’humanisation des relations humaines.
- Agir intelligemment dans les affaires humaines n’est possible que si l’on essaie de comprendre les pensées, les motifs et l’appréhension de son adversaire de telle manière que l’on puisse voir le monde à travers ses yeux.
- Tout comme nous devons pouvoir nous mettre à la place de quelqu’un d’autre pour mieux comprendre sa situation, nous devrions être capables de nous imaginer vivre dans d’autres cultures pour mieux les comprendre.
- Il en va de la pensée et des sentiments comme de l’ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d’éléments constitutifs et nous renvoient à d’autres, qui nous renvoient à d’autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.
- L’humanité est une entreprise surhumaine.
- Toute aventure humaine, quelque singulière qu’elle paraisse, engage l’humanité entière.
- L’homme-individu est essentiellement famille, tribu, nation. Tandis que l’humanité, elle, n’a pas encore trouvé autour de soi d’autres Humanités pour se pencher sur elle et lui expliquer où elle va.
- La nature humaine, inconsciemment, prolonge dans tous les pays du monde la croyance de la vie d’après. Je ne dis pas qu’il y en a une, je ne dis pas qu’il n’y en a pas, je dis qu’on ne sait pas. De même que personne ne peut me démontrer que Dieu existe, il n’y a personne pour démontrer qu’Il n’existe pas. C’est ce qui est intéressant en fait, parce que c’est aussi l’extraordinaire limite psychologique qui est la nôtre. C’est encore notre limite émotionnelle. C’est peut-être surtout notre limite émotionnelle qui en dit long sur la façon que nous avons d’appréhender la vie.
- Chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d’esprit : nous sommes une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent.
- Il me plaît, pour ne pas me supprimer toute raison d’être et d’aimer être, de considérer l’humanité comme l’effectuation des rapports possibles.
- Le corps est à la fois notre outil et notre système de référence pour atteindre à notre vraie stature qui est divine.
- Les humanistes ont la conviction que l’esprit du monde, son but, son avenir résident dans la solidarité et non dans l’individualisme, ce qui permettra à ce monde de devenir de plus en plus humain.
- Le problème de la civilisation, tel qu’il se pose depuis que l’humanité a pris connaissance d’elle-même, est précisément de substituer aux énergies animales des forces disciplinées, harmonieuses, spiritualisées, de transformer les fanatismes et les idolâtries sauvages en certitudes fondées sur la raison, en convictions fondées sur les exigences de la conscience personnelle.
- Les humains sont en général incapables d’accepter qu’un être différent d’eux les comprenne et essaye de se faire comprendre.