Chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d’esprit : nous sommes une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent.
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Lorsque j'étais une oeuvre d'art
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Nous sommes des êtres tridimensionnels : corps, mental, esprit.
Je tiens que, pour l’ordinaire, c’est notre nature sincère qui s’exprime dans les songes ; et songe n’est point mensonge, sinon en ce sens qu’il représente ce qu’on voudrait, non ce qui est.
La conscience, c’est d’abord l’âme. L’esprit, l’intelligence, la volonté feront ce qu’ils pourront sous elle, après elle, d’après elle. L’âme n’a pas d’idée précise et circonscrite.
Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
C’est par le réel qu’on vit ; c’est par l’idéal qu’on existe. Or, veut-on se rendre compte de la différence ? Les animaux vivent, l’homme existe.
Ce n’est pas l’esprit qui est dans le corps, c’est l’esprit qui contient le corps, et qui l’enveloppe tout entier.
L’âme est un mot qui désigne une partie du corps.
La nature humaine, inconsciemment, prolonge dans tous les pays du monde la croyance de la vie d’après. Je ne dis pas qu’il y en a une, je ne dis pas qu’il n’y en a pas, je dis qu’on ne sait pas. De même que personne ne peut me démontrer que Dieu existe, il n’y a personne pour démontrer qu’Il n’existe pas. C’est ce qui est intéressant en fait, parce que c’est aussi l’extraordinaire limite psychologique qui est la nôtre. C’est encore notre limite émotionnelle. C’est peut-être surtout notre limite émotionnelle qui en dit long sur la façon que nous avons d’appréhender la vie.
Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées, nous bâtissons notre monde.
Il en va de la pensée et des sentiments comme de l’ADN. Cette chaîne qui est supposée nous définir en propre et dont les revues nous dessinent volontiers le curieux collier. Les êtres qui nous touchent sont autant d’éléments constitutifs et nous renvoient à d’autres, qui nous renvoient à d’autres, fictifs, réels, aperçus ou aimés la vie durant.

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