C’est par le réel qu’on vit ; c’est par l’idéal qu’on existe. Or, veut-on se rendre compte de la différence ? Les animaux vivent, l’homme existe.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons C’est par le réel qu’on vit ; c’est par l’idéal qu’on existe. Or, veut-on se rendre compte de la différence ? Les animaux vivent, l’homme existe.
Écrivain, 1802-1885 Image : Étienne Carjat, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
William Shakespeare
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Quand nous parlons de l’humain, nous avons une conception de l’humanité dans son ensemble, avant d’appliquer des méthodes scientifiques pour comprendre son mouvement, nous devons l’accepter comme une réalité physique. Mais quelqu’un peut-il douter aujourd’hui du fait que tous les millions d’individus et tous les innombrables types et caractères constituent une unité ?
Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie, c’est passer de l’ignorance à la connaissance, de la peur à l’amour.
Chacun de nous a trois existences. Une existence de chose : nous sommes un corps. Une existence d’esprit : nous sommes une conscience. Et une existence de discours : nous sommes ce dont les autres parlent.
C’est dans la connaissance des conditions authentiques de notre vie qu’il nous faut puiser la force de vivre et des raisons d’agir.
Le monde animal et le monde végétal ne sont pas utilisés seulement parce qu’ils sont là, mais parce qu’ils proposent à l’homme une méthode de pensée.
Nous rêvons une vie, nous en vivons une autre, mais celle que nous rêvons est la vraie.
Je tiens que, pour l’ordinaire, c’est notre nature sincère qui s’exprime dans les songes ; et songe n’est point mensonge, sinon en ce sens qu’il représente ce qu’on voudrait, non ce qui est.
Il n’y a point d’homme pour l’homme : nous vivons aux aguets les uns des autres, comme fait le chat de la souris.
La nature humaine, inconsciemment, prolonge dans tous les pays du monde la croyance de la vie d’après. Je ne dis pas qu’il y en a une, je ne dis pas qu’il n’y en a pas, je dis qu’on ne sait pas. De même que personne ne peut me démontrer que Dieu existe, il n’y a personne pour démontrer qu’Il n’existe pas. C’est ce qui est intéressant en fait, parce que c’est aussi l’extraordinaire limite psychologique qui est la nôtre. C’est encore notre limite émotionnelle. C’est peut-être surtout notre limite émotionnelle qui en dit long sur la façon que nous avons d’appréhender la vie.
La science n’est rien d’autre que l’image de la vérité. Car la vérité d’être et la vérité de connaître sont une seule et même chose et ne diffèrent pas plus entre elles que le rayon direct et le rayon réfléchi.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.