Biographie courte et informations sur Olivier de Kersauson
Né le 20 juillet 1944 à Bonnétable, Olivier de Kersauson incarne la figure du navigateur intrépide et du chroniqueur au ton acéré. Septième d’une fratrie de huit, il abandonne rapidement des études d’économie pour embrasser la mer, influencé par Éric Tabarly. Sa carrière démarre avec la Marine nationale et se poursuit sur des trimarans impressionnants comme Poulain, Sport Élec et Géronimo, avec lesquels il bat plusieurs records, notamment le trophée Jules-Verne en 2004. Veuf et père d’un fils, il partage sa vie entre la Bretagne et la Polynésie française. Connu pour son humour caustique, il a animé des émissions radiophoniques et télévisées, cultivant une image à la fois bougonne et érudite, passionnée par la liberté et les grands espaces marins.
- On ne force jamais la mer, on passe à coté, on dévie, on déroule.
- Ce sont les voiliers qui ont découvert le monde, et ils charrient dans leur sillage bien des légendes.
- J’ai choisi ce métier pour aller chercher des notes de musique en mer, pour aller danser un soir d’escale à Fortaleza. Je fais confiance au voyage pour qu’il me conduise dans le tourbillon émotionnel du monde.
- C’est très douloureux d’écrire sa vie, de regarder dans le rétroviseur, parce qu’elle se résume à peu. Elle n’est faite que d’efforts. Je préfère regarder devant, parce que devant il n’y a que le plaisir, puisque l’effort n’est pas encore fait !
- Vieillir, c’est perdre du temps. Et c’est assister à son passage.
- La nature humaine, inconsciemment, prolonge dans tous les pays du monde la croyance de la vie d’après. Je ne dis pas qu’il y en a une, je ne dis pas qu’il n’y en a pas, je dis qu’on ne sait pas. De même que personne ne peut me démontrer que Dieu existe, il n’y a personne pour démontrer qu’Il n’existe pas. C’est ce qui est intéressant en fait, parce que c’est aussi l’extraordinaire limite psychologique qui est la nôtre. C’est encore notre limite émotionnelle. C’est peut-être surtout notre limite émotionnelle qui en dit long sur la façon que nous avons d’appréhender la vie.
- Les gens ne passent pas à côté de leur vie, ils passent dans la vie qu’ils se sont fabriqués.
- La mort en soi est quelque chose de fatal, de totalement obscène à tous points de vue, et elle est aussi la solution de l’impossible dans certaines circonstances.
- La seule musique à laquelle je suis sensible est la musique de la vie.
- La plupart des gens qui se suicident n’ont aucune raison de se suicider sauf la leur. Et on n’est pas dans leur cerveau, donc on ne peut pas intervenir… C’est le mystère de l’autre. Quand on se suicide, c’est qu’on ne peut pas faire autrement, on n’a aucune possibilité de faire autrement.
- Les politiques sont, dans leur grande majorité, des voleurs d’espoir de pauvres. Ils font croire, aux plus déshérités, la possibilité de choses qui ne sont pas - et tout cela pour ramasser de quoi rouler dans des bagnoles avec chauffeur.
- A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d’une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l’éternité.